Ethereal Storms

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Nom du groupe Solarcycles
Nom de l'album Ethereal Storms
Type EP
Date de parution 31 Octobre 2017
Style MusicalFolk Metal
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Hold on to the Sun
Ecouter01:46
2.
 Setting Sun
Ecouter06:10
3.
 Seven Spheres
Ecouter05:42
4.
 Blood Moon
Ecouter06:30
5.
 Clouded Stars
Ecouter05:24

Durée totale : 25:32

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Solarcycles



Chronique @ ericb4

22 Août 2019

Une première et ensorcelante ogive...

Loin des poncifs du metal symphonique pur, il est des formations aptes à judicieusement harmoniser les tendances, au point de conférer une touche d'originalité à leur projet, dont ce jeune quintet néerlandais originaire de Hoofddorp. Ce faisant, Solarcycles évolue dans un rock'n'metal folk symphonique aux accents celtiques et pagan avérés, où s'entremêlent des influences aussi diverses que Xandria (première mouture), Lyriel, Eluveitie, Korpiklaani, Elane, Midnattsol, Savn, Faun et The Cranberries. Soit, un large spectre de sources d'inspiration dont se nourrit le projet, d'ailleurs revendiqué et totalement assumé par nos acolytes ; éclectisme de références qui n'a nullement exclu une touche personnelle accolée à leur œuvre, loin s'en faut...

Sorti de terre en 2014 sous l'impulsion commune de la frontwoman et bassiste Sascha van der Meer (ex-Cold Embrace) et du lead guitariste et grunter Iwan IJsbrandij (ex-Cold Embrace, ex-Raiser), alors rapidement rejoints par le batteur Ralf Ijsbrandij, le collectif ne sera au grand complet qu'en 2015, avec l'intronisation de la violoniste Silvana Jirka (ex-Endymæria) et du claviériste Frank Timmerman (ex-Beyond Existence). De cette étroite collaboration naît, deux ans plus tard, un introductif EP 5 titres dénommé « Ethereal Storms » ; laconique auto-production d'une durée de quelque 25 minutes, dont l'enregistrement réalisé au IJsbrandij studio (Hoofddorp) n'accuse que peu de sonorités parasites. Si le mixage, signé Iwan Ijsbrandij, apparaît bien équilibré entre lignes de chant et instrumentation, et les finitions au rendez-vous de nos attentes, on aurait toutefois souhaité davantage de profondeur de champ acoustique. Mais suivons plutôt notre tribu dans ses pérégrinations...

Comme souvent dans ce registre, la traversée débute par une brève, mais guère dispensable, entame instrumentale. Ainsi, à l'aune de « Hold on to the Sun », le rideau s'ouvre sur d'enveloppants roulements de tambour d'une régularité métronomique doublés d'amples nappes synthétiques et d'incantations féminines que l'on croirait tout droit sorties des entrailles de la Terre. Cette modeste mais frissonnante offrande d'obédience folk pagan aux relents atmosphériques, dans la mouvance commune d'Ensiferum, Eluveitie et Elane, nous installe déjà dans l'atmosphère à la fois énigmatique et éthérée dont la suite du périple s'en fera l'écho. Mais il ne s'agit-là que d'une simple mise en bouche...

C'est à la lumière de ses passages les plus enjoués que la magie opérera le plus naturellement. Aussi, le pavillon sera-t-il prestement aspiré par les modulations écorchées vives de la sirène à l'instar de « Setting Sun » ; entraînant mid/up tempo folk rock'n'metal à mi-chemin entre The Cranberries, eu égard à son climat empreint de mystère, et Eluveitie, au regard de son intrigant cheminement d'harmoniques. Doté d'un léger tapping, d'un toucher d'archet d'une sidérante fluidité, d'un flamboyant solo de guitare et d'une sente mélodique des plus infiltrantes, le grisant méfait ne ratera pas sa cible, celle de nos émotions les plus profondément enfouies. Dans la mouvance de Xandria, Savn et Lyriel, le vitaminé « Clouded Stars », quant à lui, imposera sans jambage son indéfectible énergie percussive, son tapping martelant et ses soudaines accélérations. Calé sur le schéma oratoire de la belle et la bête, les cristallines patines de la frontwoman répondant point pour point aux attaques incessantes et corrosives de son acolyte de grunter, le brûlot intrigue, et parfois désarçonne, autant qu'il séduit. Il se pourrait même que l'on y revienne sans tarder, histoire de goûter à nouveau au luxuriant et stimulant paysage de notes de la galvanisante ritournelle...

Lorsque la cavalerie retient un tantinet les chevaux et que les riffs se font plus pesants, le résultat s'avère des plus saisissants. Aussi ne mettra-t-on qu'une poignée de secondes pour se voir happé par les vibes enchanteresses de « Seven Spheres », mid tempo progressif estampé metal folk symphonique à la jonction entre Midnattsol et Faun. Pourvu de couplets finement ciselés relayés chacun d'un entêtant refrain, l'envoûtant manifeste se pare concomitamment d'hypnotiques variations exhalant d'un violon furibond, d'une basse résolument ronronnante et d'un fuligineux solo de guitare. A la déesse, par ses caressantes et magnétiques volutes d'achever de nous convaincre de poursuivre notre route jusqu'à son terme. Bref, un hit en puissance au fort impact émotionnel, que l'aficionado du genre se fera fort de ne pas éluder...

Dans ses moments tamisés, le combo trouve, là encore, les clés pour nous rallier à sa cause. Ainsi, voguant sur une ligne mélodique des plus ensorcelantes, la ballade progressive « Blood Moon » fera plier l'échine à plus d'une âme rétive. En outre, cette tendre proposition nous livre un refrain immersif à souhait enjolivé par les aériennes et déchirantes impulsions de la maîtresse de cérémonie doublé d'un vibrant solo de guitare. Plus encore, au carrefour entre Eluveitie, Savn et The Cranberries, l'instant privilégié recèle cette petite touche folk, sous-tendue par une hypnotique cornemuse samplée et un violon romantique jusqu'au bout des ongles, susceptible de faire chavirer plus d'un cœur en bataille...

Pour son premier essai, en dépit d'une production d'ensemble encore sujette à caution, la formation néerlandaise signe-là un propos aussi vivifiant que poignant, témoignant ainsi d'un réel potentiel technique et d'une inspiration mélodique que pourraient lui envier moult de ses homologues. En outre, une symbiose stylistique s'est opérée et quelques prises de risques consenties, nos compères s'écartant alors bien souvent des schèmes classiques du metal symphonique à chant féminin, et ce, pour aller explorer quelques espaces encore peu exploités par leurs pairs. Varié sur le plan rythmique, l'opus l'est, en revanche, un peu moins sur les axes atmosphériques et vocaux, la belle monopolisant bien souvent le micro. Toutefois, tant la qualité des enchaînements intra pistes que celle des arrangements instrumentaux permettent de compenser cette carence. Bref, une œuvre aussi seyante qu'attachante, susceptible de propulser dores et déjà le collectif batave parmi les sérieux espoirs du metal folk symphonique à chant féminin...

Note : 14,5/20

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