Engraved in Black

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Acrostichon
Nom de l'album Engraved in Black
Type Album
Date de parution Juillet 1993
Produit par Colin Richardson
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album20

Tracklist

1.
 Immolation of the Agnostic
 07:24
2.
 Walker of Words
 05:44
3.
 Dehumanized
 04:04
4.
 Mentally Deficient
 03:46
5.
 Lost Remembrance
 04:33
6.
 Zombies
 03:51
7.
 Havoc
 04:23
8.
 Relics
 06:13
9.
 Engraved in Black
 05:56

Durée totale : 45:54


Chronique @ Fabien

25 Mars 2007
Acrostichon se forme à Tilburg en 1989 autour des guitaristes Richard Schouten & Jos van der Brand, et de la chanteuse & bassiste Corinne van den Brand. Tout comme Gorefest ou Sinister, le groupe emboite tout juste le pas aux pionniers de la scène deathmetal batave tels que Thanatos, Pestilence, Asphyx, Sempiternal Deathreign ou Delirium. Après plusieurs démos et le fameux Lost Remembrance de 1991 sorti en 45T chez le label culte Seraphic Decay, le quatuor se fait remarquer par la petite écurie française Modern Primitive, qui ne sortira en tout que trois albums, celui de nos protagonistes ainsi que le premier LP des finlandais de Disgrace et des suédois de Ceremonial Oath. L'affaire se conclut ainsi par l’enregistrement d’Engraved in Black et sa commercialisation au printemps 1993.

Engraved in Black lâche un deathmetal de bonne facture. Ses morceaux dégagent beaucoup de fraicheur et d’authenticité, agrémentés de quelques passages acoustiques à l’image du bon Dehumanized, ou de soli inspirés pour citer la superbe lead au coeur du remarquable Mentally Deficient. La grande originalité d’Acrostichon, c'est bien sûr le growl terrifiant de Corinne Van Der Brand, l’un des tout premier growl féminin du circuit aux côtés de celui de Sharon Bascovsky (Derkerta) et de Dana Duffey (Mythic), renvoyant au passage un sacré paquet de growlers de l'époque au placard.

Fi des faibles moyens alloués par son label, Acrostichon parvient tout comme Gorefest sur Mindloss à s’entourer du maître Colin Richardson, célèbre pour être parvenu à dompter le son de Carcass et Bolt Thrower sur les invincibles Symphonies of Sickness et Realms of Chaos. L'ingénieur dote notamment les guitares et le couple basse / batterie d’un son clair et puissant, au détriment du côté gras des précédentes démo-tapes de la formation.

Malgré la présence singulière de Corinne van den Brand au timbre terriblement caverneux et un enregistrement signé par l’un des maîtres en la matière, Engraved in Black ne rencontre qu'un succès d'estime. Si la petite structure du label Mordern Primitive limite bien sûr la promotion et la diffusion du disque, le death d'Acrostichon aux teintes Celtic-frostiennes (tout comme celui de Delirium) ne le distingue d'autre part pas suffisamment des autres formations du moment, de surcroît en cette année 1993 où le deathmetal déboule des quatre coins de la planète, à l'heure où il faut commencer à faire des choix parmi une pléthore de nouveaux albums.

Fabien.

5 Commentaires

8 J'aime

Partager

Fabien - 29 Décembre 2007: Oui. Sans se hisser au niveau de Consuming Impulse, Cross The Styx ou False, et même de Realm Of Ecstacy, Engraved In Black est en effet un album marquant des débuts de la scène death néerlandaise.

Sorti malheureusement sur une trop petite structure, mais aussi une à deux années trop tard, alors que les cartes étaient déjà jouées, Engraved In Black n'a pas rencontré le succès mérité. Par la suite, Acrostichon n'a également pas confirmé avec un second album particulièrement insipide (à ce que je m'en souvienne).

Fabien.
 
Pazuzu - 29 Décembre 2007: Ok, Fabien, je ne connais que cet album de ce groupe.Il faut bien souligner que comme beaucoup de combos de death metal, de cette époque, on sortait l'album qui "tuait", mais ensuite la confirmation était pénible. Acrostichon, selon mes souvenirs de l'époque était souvent remarqué à cause de Corine. Mais, je crois que cet album reste un des meilleurs album de death hollandais de l'époque. Bien sûr débutaient à cette époque God Dethroned, Altar et bien entendu la pointure Gorefest. (s) Pazuzu
Fabien - 28 Octobre 2011:
A aucun moment je n'évoque Outburst d'ailleurs. Le second album Sentenced dont je parle sommairement en commentaire était bien paru sur le nom d’Acrostichon, et il ne m'avait franchement pas emballé. C’est d’ailleurs l’un des rares albums de cette époque que je n’ai pas racheté depuis mon accession au net et mon facteur nostalgie grandissant.
Sinon, c’est bien sûr une aberration que le site SoM fasse l’amalgame dès qu’une formation change de nom, mais bon c’est ainsi. Quant à ce texte, eh bien c’est le premier que j’ai lâché sur le site, houlàlà. A sa lecture, il y a une tonne de choses que j’aimerais compléter et améliorer, comme tant d’autres rédactions d’ailleurs, remodelées au coup par coup, voire carrément refaites.
Enfin, un mot sur ce type d’album. C’est le genre de disque que je ne monte pas à un niveau d’excellence, mais que je ressors toujours avec un très grand plaisir. Je pense honnêtement que les années 80/90 m’ont définitivement aspiré et que mes racines ne se sont jamais montrées aussi fortes. En ce moment, je découvre ou redécouvre par exemple de vieilles tapes des russes de Graveside ou des polonais de Pandemonium, Ghost, Armagedon ou Hazael et je n’ai plus envie d’en sortir.

Black is the day, Death is my way.
Fabien.
sijj - 28 Octobre 2011: Sacré Fabien! Le plus ancestral d'entre nous! Merci encore.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ wodulf

30 Novembre 2012

Un album qui aurait mérité mieux

Suite aux très bons bons retours qu'ont reçu le 45 tours Lost Remembrance et la démo Dehumanized - qui s'est vendue à plus de 1000 copies, ce qui est pas mal pour une démo ! -, Acrostichon se fait contacter par Peaceville et enregistre le morceau "Relics" qui apparaîtra sur le sampler Peaceville Vol 4 de 1992.
Malheureusement, suite à quelques problèmes financiers, le label ne signera pas le groupe. Pressé de sortir ce premier album, Acrostichon avouera par la suite d'avoir signé avec le premier venu. Celui-ci sera un petit label français, Intellectual Convulsion rebaptisé très vite Modern Primitive qui leur propose Colin Richardson comme producteur.
Engraved in Black est donc enregistré en mars 1992. Malheureusement, la sortie de l'album sera constamment repoussée par le label qui fait poiroter le groupe pendant plus d'un an. Et quand enfin l'album sort à la mi 1993, il n'y aura absolument aucune promo pour le soutenir.
Dommage parce que ce disque aurait vraiment mérité un plus gros soutien et une meilleure reconnaissance, parce que, peut-être que ce qui semblait assez banal en 1993 aurait été exceptionnel en 1992.
Même si la moitié des morceaux de Dehumanized se retrouve sur l'album, je trouve que sur celui-ci le groupe a un côté moins doomy et plus speed. Peut-être que cela est dû à la production nickel de Richardson qui lui enlève ce côté gras et rampant assez symptomique sur la démo.
Musicalement, je placerais Engraved in Black entre le Mindloss de Gorefest et le The Rack d'Asphyx pour cette influence omniprésente de Celtic frost.

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire