Ball of Vanities

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13/20
Nom du groupe Silent Saga
Nom de l'album Ball of Vanities
Type EP
Date de parution 12 Mai 2017
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Ball of Vanities
Ecouter04:36
2.
 Three Lives
 05:25
3.
 Prisoners of the Sea
 04:46

Durée totale : 14:47

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Silent Saga



Chronique @ ericb4

21 Fevrier 2021

Un classique et laconique mais engageant manifeste au doux parfum de ''reviens-y''...

Il est des projets artistiques loin de s'apparenter à un long fleuve tranquille, et qui, à chaque étape de leur développement, ont redéfini le contenu du message musical y afférant, dont celui de ce groupe récemment basé à Hambourg, en Allemagne...

Si la chanteuse et flûtiste Sabrina Todt et le guitariste/bassiste/claviériste Renato Angelo, ses membres fondateurs, résident aujourd'hui en territoire teuton, ils s'y installèrent peu après avoir quitté leur terre brésilienne natale. Un changement de lieu de vie synonyme de changement de nom. Aussi, c'est en 2016, avec l'intronisation du guitariste Alex Mancini et de l'expérimenté batteur Daniel Sapcu, que Silent Saga se substituera à Amazon, groupe de heavy mélodique brésilien au sein duquel nos deux acolytes y oeuvrèrent entre 2001 et 2015 ; une période faste où le combo put partager l'affiche avec des pointures de la trempe de Nightwish ou Epica. Etat de fait qui n'a sans doute pas été sans effet sur l'évolution stylistique du collectif, celui-ci officiant désormais dans un power mélodico-symphonique dans le sillage de Imperia, Xandria, Nightwish, et consorts, soit à quelques encablures de leurs premières amours...

Dans ce dessein, et conscients des enjeux et des risques encourus à trop vouloir précipiter les événements pour faire plus largement entendre leur voix, et ce, dans un registre metal ô combien en proie à une sévère concurrence, nos deux maîtres d'oeuvre et leurs acolytes n'accoucheront de leur introductif et présent EP, « « Ball of Vanities », qu'une année suite à la sortie de terre du collectif. Aussi, effeuille-t-on une laconique offrande d'une durée d'un quart d'heure tout au plus où ne s'égrainent guère plus de trois fringantes et pulsionnelles pistes.

Co-produit par l'expérimenté guitariste/bassiste/vocaliste néerlandais Sander Gommans ((HDK, Trillium, ex-After Forever, ex-Kiske/Somerville, ex-Mayan, guest chez Beyond The Black, Epica...), connu pour avoir assuré la production d'albums de ses propres groupes et de Phantom Elite, Amazon, Mercy Isle, entre autres) et la parolière, coach vocal, et alto américaine Amanda Somerville ((Exit Eden, Kiske/Somerville, Trillium, ex-Aina, guest chez Avantasia, Edguy, Epica, Kamelot, Serenity, Phantom Elite...), sollicitée, parmi d'autres, par Epica, HDK, After Forever, pour les paroles de certaines de leurs chansons ; par Amazon, Mercy Isle, Trillium... pour la production de leurs galettes), le modeste opus jouit d'un mixage parfaitement équilibré entre lignes de chant et instrumentation et d'une belle profondeur de champ acoustique. Le quartet aurait d'ores et déjà mis les petits plats dans les grands...

D'entrée de jeu, nos valeureux gladiateurs annoncent la couleur de leurs intentions, parvenant dès lors et sans ambages à nous happer. Aussi, c'est d'un claquement de doigts que l'entraînant up tempo d'obédience power symphonique « Ball of Vanities » encensera le tympan. A mi-chemin entre Imperia et Nightwish, jouissant d'arrangements instrumentaux de bon aloi, laissant entrevoir d'insoupçonnées montées en régime du corps orchestral et une confondante fluidité de son tapping, et mis en exergue par les chatoyantes et néanmoins puissantes inflexions de la sirène, l'énergisant méfait ne lâchera pas sa proie d'un pouce.

Dans une même mouvance, l'exercice tend cependant à ne pas se répéter à l'identique. Ainsi, le tonique et ''xandrien'' « Three Lives », lui, recèle de grisantes variations atmosphériques tout en octroyant un graveleux et enivrant riffing ainsi qu'un bref mais seyant solo de guitare. Et ce ne sont pas les ensorcelantes impulsions de la déesse, aux faux airs de Helena Iren Michaelsen (Imperia) qui nous débouteront de ce hit en puissance, loin s'en faut. Enfin, on appréciera le frondeur et headbangant « Prisoners of the Sea » à la fois pour son caractère enjoué, l'impulsivité de sa rythmique et son refrain catchy mis en habits de lumière par les chaudes patines de la princesse.

Pour son galop d'essai, au regard de la qualité de la production d'ensemble du skeud et de la féconde inspiration mélodique dont il a fait preuve, le combo s'en sort avec les honneurs. Il conviendra toutefois pour pouvoir se démarquer plus nettement de leurs alter ego que nos acolytes consentent à varier davantage leur propos qu'ils ne l'ont fait, et ce, sur les plans atmosphérique, rythmique et vocal, la belle monopolisant le micro de bout en bout de cette traversée en eaux vives mais limpides. De plus, d'aucuns auraient sans doute espéré une gamme plus étoffée en matière d'exercices de style, un zeste d'originalité supplémentaire adjoint à leur set de compositions. Mais nos compères ont encore bien le temps d'affûter leurs flèches et de revenir plus efficacement armés sur le champ de bataille. Bref, un classique et laconique mais engageant manifeste au doux parfum de ''reviens-y''. Suite au prochain épisode, donc...

Note : 13,5/20

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