A Symphonic Journey to Remember

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16/20
Nom du groupe Visions Of Atlantis
Nom de l'album A Symphonic Journey to Remember
Type Live
Date de parution 30 Octobre 2020
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

CD
1.
 Intro
 01:07
2.
 The Deep & the Dark
 03:47
3.
 New Dawn
 03:24
4.
 Ritual Night
 04:01
5.
 Lost
 04:01
6.
 The Last Home
 04:39
7.
 Memento
 06:46
8.
 Release My Symphony
 07:10
9.
 Words of War
 03:55
10.
 Heroes of the Dawn
 04:49
11.
 Wanderers
 03:41
12.
 Seven Seas
 04:21
13.
 A Journey to Remember
 04:21
14.
 The Grand Illusion
 03:47
15.
 Nothing Lasts Forever
 03:58
16.
 Passing Dead End
 04:49
17.
 Return to Lemuria
 04:33

Durée totale : 01:13:09



DVD+Blu-Ray
1.
 Intro
 01:07
2.
 The Deep & the Dark
 03:47
3.
 New Dawn
 03:24
4.
 Ritual Night
 04:01
5.
 Lost
 04:01
6.
 The Last Home
 04:39
7.
 Memento
 06:46
8.
 Release My Symphony
 07:10
9.
 Words of War
 03:55
10.
 Heroes of the Dawn
 04:49
11.
 Wanderers
 03:41
12.
 Seven Seas
 04:21
13.
 A Journey to Remember
 04:21
14.
 The Grand Illusion
 03:47
15.
 Nothing Lasts Forever
 03:58
16.
 Passing Dead End
 04:49
17.
 Return to Lemuria
 04:33

Durée totale : 01:13:09




Chronique @ ericb4

19 Octobre 2020

Un moment de partage aussi frissonnant qu'empreint d'intensité et de délicatesse...

Les événements se sont succédé à la vitesse grand V pour le prolifique combo autrichien depuis la sortie de son sixième album studio « The Deep & the Dark » (2018) ; un rayonnant opus auquel succédera en 2019 « The Deep & the Dark Live @ Symphonic Metal Nights », son premier et fringant album live, lui-même suivi six mois plus tard d'un septième et dantesque opus de longue durée dénommé « Wanderers ». Mais le temps semble venu pour l'inspiré quintet, quelque 20 ans suite à sa sortie de terre, de marquer plus profondément encore les esprits de son sceau. Et ce à l'aune de son second et présent album live, le bien-nommé « A Symphonic Journey to Remember », enregistré au Bang Your Head!!! Festival en juillet 2019, soit une poignée de semaines précédant la sortie de sa toute dernière offrande. Aussi, effeuille-t-on une galette généreuse de ses 73 minutes où ne s'égrainent guère moins de 17 titres emblématiques du foisonnant répertoire du groupe, signée, tout comme ses aînées, chez le puissant label autrichien Napalm Records. Un alléchant et pléthorique programme concocté par nos cinq protagonistes...

Plus qu'une classique rétrospective ou un simple dépoussiérage, c'est à une insoupçonnée réactualisation, sinon à une réelle métamorphose des pistes d'autrefois que nous convient en partie nos acolytes, alors entrés pour la énième fois dans la fosse aux lions. Nous gratifiant également de quelques unes de ses fraîches créations avant même leur sortie de l'oeuf, le combo complète ainsi sa riche panoplie d'inédites et truculentes séries de notes, judicieux élan ayant valeur de test de leur impact sur son public. Et l'accompagnement orchestral du groupe par le Bohemian Symphony Orchestra de Prague, et ce, pour la première fois de son histoire, n'a pas été sans conférer à la fois un zeste d'emphase doublé d'un luxuriant et frissonnant paysage de notes, renforçant par là même l'assise symphonique de l'instrumentation originelle, et un petit supplément d'âme à un set de compositions à la féconde inspiration. En outre, l'opulent méfait jouit d'une qualité d'enregistrement difficile à prendre en défaut, d'un mixage équilibrant à parités égales lignes de chant et instrumentation, et de finitions passées au crible. Tous les voyants seraient donc au vert pour nous installer confortablement à bord du vaisseau amiral et que la magie puisse opérer...

Aussi, c'est au cœur d'un spectacle émoustillant, volontiers tonitruent, voire échevelant, tout en délicatesse et pétri d'élégance, à l'ingénierie du son plutôt soignée mais non aseptisée, que nous plongent de concert le batteur Thomas Caser, le guitariste Christian Douscha et le bassiste Herbert Glos (Dragony) ; sans oublier l'infiltrant duo mixte en voix claires unissant l'angélique et gracile empreinte de Clémentine Delauney (Exit Eden, Melted Space (live), ex-Serenity, ex-Whyzdom...) aux puissantes et limpides attaques de Michele Guaitoli (Temperance, Overtures, Kaledon...). C'est une profonde immersion dans un passé magnifié doublée d'une première incursion dans les arcanes d'un futur proche, conformément aux aspirations power mélodico-symphonique originelles et actuelles de la troupe, propice à un headbang bien senti, qui attend son auditorat. Soit un regard à la fois complémentaire, opportun et original porté sur son œuvre, et qui pourrait bien contribuer à l'asseoir parmi les valeurs de référence incontestées de ce si concurrentiel registre metal. Mais levons sans plus attendre le rideau et qu'entrent en piste les artistes...


Sitôt les premières notes de ce chatoyant moment de partage évaporées, l'auditoire ne tardera pas à se voir étreint par une pointe d'émotion, préalable à une inaltérable communication avec les éléments. Et si c'est à pas feutrés que démarrent les hostilités, à la lumière d'un frémissant éveil orchestral dont le bref « Intro » s'en fait l'écho, c'est sur une véloce cadence que s'effectue le plus clair de la traversée. Ce faisant, d'insoupçonnées variations atmosphériques s'inscrivent dans la trame de certaines plages, qui sont autant de moments suspendus aptes à nous retenir plus que de raison. Une manière habile et circonstanciée pour le groupe d'essaimer ses énergisantes et enchanteresses vibes. A travers cet inattendu et frémissant trait d'union entre passé, présent et futur, le combo sensibilise encore un peu plus son auditoire à toute l'étendue de son talent...

Loin de manquer à l'appel, les passages les plus incisifs sont autant de pièces où de crépitantes portées nous sont adressées. Ainsi, déployant une luxuriante et absorbante orchestration et une pugnacité qu'on ne lui connaissait pas, l'enjoué « The Deep & the Dark » revêt un visage plus heavy qu'à l'accoutumée, sans pour autant y perdre de sa superbe mélodique. Tout aussi tonique mais alimenté par un duo mixte à l'empreinte vocale plus haut perchée qu'autrefois et des plus enveloppants, l'up tempo « New Dawn » trouve ainsi une seconde jeunesse. Dans cette dynamique, on ne saurait passer outre « Words of War », éruptive et tubesque plage aux ondulantes nappes synthétiques que suit à la trace l'ample convoi orchestral, et ce, pour une fidèle restitution de ses portées. Pourvue d'un flamboyant solo de guitare et recelant de saisissantes montées en puissance en voix de tête signées Michele Guaitoli, cette version live insuffle ainsi au magmatique propos une teneur argumentative aussi prégnante qu'inattendue. C'est dans un même chaudron bouillonnant que nous plonge « The Grand Illusion », vertigineux manifeste aux couplets finement ciselés, impulsé de saillants et inaltérables coups de boutoir et ici relevé par un dense et enserrant orchestre. Quant au torrentiel « A Journey to Remember » et au pimpant « Return to Lemuria », eu égard à leur indéboulonnable et ondulante armature instrumentale et à leurs enchaînements intra piste ultra sécurisés, ils ne sauraient davantage rater leur effet, loin s'en faut...

Dans une énergie un poil plus contenue, d'autres pistes n'en révèlent pas moins de séduisants atours, ceux qui ne sauraient vous abandonner sans stimuler l'ardent désir d'y revenir aussitôt l'ultime mesure envolée. Ce qu'illustre, tout d'abord, l'entraînant et ''folkeux'' « Ritual Night », véritable ogive aux arpèges d'accords des plus enivrants, mise en exergue tant par l'imposant mais félin parterre orchestral que par les grisantes inflexions de deux interprètes en parfaite symbiose. Par ailleurs, le fan de la première heure retrouvera un « Lost » aux riffs et aux rampes synthétiques aisément identifiables mais totalement relifté eu égard à son armature instrumentale et, plus encore, à son corps oratoire, l'inspiré duo faisant alors mouche où qu'il se meut. Difficile également de se soustraire tant à l'infiltrant cheminement d'harmoniques qu'aux subtiles oscillations du pléthorique dispositif instrumental abreuvant « Seven Seas », une gemme revisitée qui pourrait bien interpeller l'aficionado de la seconde cuvée. Sur un même modus operandi s'inscrit le vitaminé et aimantant « Passing Dead End », repris en choeur par une foule alors totalement acquise à la cause de nos gladiateurs. Magique, tout simplement. Et comment ne pas se sentir aspiré par l'enchanteur refrain émanant du poignant et ''delainien'' mid/up tempo « Heroes of the Dawn » ? Un hit en puissance concocté par le troupe, qui ne se quittera qu'avec l'impérieuse envie de s'immerger à nouveau dans ce bain orchestral aux doux remous, en témoignent les applaudissements nourris d'un public en liesse. Mais nos compères sont encore loin d'être à bout d'arguments...

Quand les lumières se font caressantes et que l'atmosphère se feutre de notes de satin, toute tension s'évanouira d'un battement de cils, le combo nous adressant par là même ses mots bleus les plus sensibles, ceux qui, précisément, auront pour effet de générer la petite larme au coin de l'oeil, un peu malgré nous. Aussi, l'aficionado du genre intimiste ne pourra que malaisément esquiver « The Last Home », ballade atmosphérique d'une confondante fluidité mélodique, se chargeant graduellement en émotion au fil de la densification du corps orchestral et mise en habits de soie par les siréniennes volutes de la maîtresse de cérémonie. Les cœurs en bataille trouveront également matière à se sustenter au regard des ravissantes séquences d'accords déversées sur « Wanderers », ballade a-rythmique tout en légèreté et mise à l'honneur par un mélancolique et frémissant piano/voix. Enfin, on ne saurait omettre sans éprouver d'amers regrets « Nothing Lasts Forever », ballade romantique jusqu'au bout des ongles et aux airs d'un slow qui emballe. Encensé par un duo bien habité alors en totale osmose, surmonté d'un bref mais seyant solo de guitare, et glissant le long d'une radieuse rivière mélodique, l'instant privilégié fera chavirer plus d'une âme rétive...

Mais là où nos compères seraient au faîte de leur art concerne les pièces en actes d'obédience metal symphonico-progressif. D'une part, à l'instar de ses arrangements instrumentaux et vocaux, c'est sous un nouveau jour qu'apparaît « Memento », une fresque déroulant fièrement ses 6:46 minutes d'un spectacle épique et romanesque. Se plaisant à multiplier ses coups de théâtre, sous-tendue par une discrète mais rayonnante orchestration, conjuguant habilement les touchantes envolées lyriques de la belle et les claires impulsions de son comparse, cette galvanisante offrande s'avère apte à éveiller d'authentiques plaisirs. Le pavillon du chaland ne sera guère moins happé par la vague de submersion qui va s'abattre sur lui à l'aune de « Release My Symphony », tempétueux, luxuriant et ''nightwishien'' effort mélodico-symphonique aux riffs corrosifs adossés à une rythmique résolument frondeuse. Dans ce champ de turbulences incessamment réalimenté par une implosive et prégnante instrumentation, les cristallines patines de la déesse, alors apparentées à celles de Dianne Van Giersbergen (Ex Libris, ex-Xandria), et le puissant filet de voix de son alter ego évoluent à l'unisson ; où l'art d'harmoniser le Yin et le Yang. Au maître instrument à touches de fermer la marche, pianissimo. Sans doute le masterpiece de la soirée...


A l'issue d'un parcours aussi palpitant et truculent que fortement chargé en émotions, un doux sentiment de plénitude nous étreint. En outre, des enchaînements inter pistes finement esquissés, un judicieux ordonnancement et un parfait équilibrage entre passages pulsionnels et romantiques, ainsi qu'une restitution fidèle et des plus soignées des conditions live nous sont adressés. Loin de s'être réduit à un classique flashback pour essaimer ses riffs et faire à nouveau entendre sa voix, le collectif est allé jusqu'à transfigurer certaines de ses pistes passées tout en nous conviant à d'inédites compositions, elles aussi customisées d'insoupçonnées et seyantes variations.

Si les apparitions de l'orchestre symphonique s'avèrent parfois furtives, ce dernier offre néanmoins une chatoyante coloration à chacune des portées tout en conférant une pointe d'élégance supplémentaire à la plupart des plages de l'orgiaque rondelle. Trouvant sans mal les clés techniques, esthétiques et logistiques pour nous cueillir au point de ne jamais lâcher de lest, l'inspiré quintet poussera assurément le chaland à une remise du couvert dès le souffle ultime de l'opus envolé. C'est dire qu'à la lumière de la plantureuse et goûteuse galette, le combo enfonce le clou. A la tête d'un arsenal compositionnel désormais aussi foisonnant qu'efficace, affichant en prime une réelle capacité à galvaniser les foules et à harmoniser les tendances, l'expérimenté combo franchit une nouvelle étape dans sa carrière, pour le moins susceptible de le voir s'imposer parmi les cadors de son registre metal d'affiliation. Bref, une formation qui a le vent en poupe...

Note : 16,5/20

3 Commentaires

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Op467 - 26 Octobre 2020:

Release my symphony me parait plus être du  Edenbridge que Nightwish, non ?

ericb4 - 26 Octobre 2020:

On peut effectivement y percevoir l'empreinte d'Edenbridge eu égard à la dissémination de ses harmoniques, la typicité de ses enchaînements et son solo de guitare que l'on croirait signé Lanvall. Toutefois, au regard de l'architecture, du développement et des respirations de l'orchestration, du moins dans sa version live, de la sente mélodique empruntée et de ses riffs, ce titre m'évoque davantage un Nightwish milésimé 'Imaginaerum'. Quant aux lignes de chant, je les rapprocherais plutôt d'un Xandria au temps de 'Theater of Dimensions', à l'heure où Dianne van Giersbergen en était la frontwoman. Je nuancerais donc mon point de vue sur la question, même si l'empreinte nightwishienne me semble prendre le pas sur d'autres sources d'influence, d'une courte tête sans doute...

 
Op467 - 29 Octobre 2020:

Eh bien un peu des deux, après réécoute, je dirais un mélange des deux, il est sûr que pour un groupe autrichien. Edenbridge est une référence, influence, le refrain et le solo en sont typiques.

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