A Small Deadly Space

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14/20
Nom du groupe Fight (USA)
Nom de l'album A Small Deadly Space
Type Album
Date de parution 1995
Style MusicalPower Metal
Membres possèdant cet album84

Tracklist

1. I Am Alive 04:39
2. Mouthpiece 03:21
3. Legacy of Hate 04:33
4. Blowout in the Radio Room 04:10
5. Never Again 03:51
6. Small Deadly Space 05:18
7. Gretna Greene 03:53
8. Beneath the Violence 04:42
9. Human Crate 06:08
10. In a World of My Own Making
07:06
Total playing time 54:39

Chronique @ TDH75

03 Mars 2021

Un second album en demi teinte...de gris

Deuxième effort du groupe Fight, projet solo de Rob Halford, « A Small Deadly Space » ayant vu le jour en 1995, se montre en réalité quelque peu décevant par rapport à son glorieux prédécesseur sorti deux ans auparavant. On peut même affirmer sans crainte que le deuxième album de Fight est l’un des disques les plus faibles produits par Rob Halford au cours de sa longue et prolifique carrière.

Pour autant, si cet album est moins inspiré par rapport au niveau moyen régulièrement atteint par l’ex-Metal God, il demeure dans l’absolu tout à fait honorable. Ainsi, « I Am Alive » au rythme lent, lancinant, contrebalancé par un refrain plus mélodique ouvre de manière fort convaincante cet album.

Le son est toujours dur et lourd, l’atmosphère plus torturée, dérangeante, suffocante et douloureuse que sur le premier album. Cette impression s’accentue sur « Mouthpiece », plusieurs crans en dessous de son prédécesseur, qui peine à prendre son envol. « Legacy of Hate », en revanche, porté par une rythmique plus rapide et un refrain charismatique scandé, produit une meilleure impression. Quant à « Blowout in the Radio Room », il s’avère plus faible avec son ambiance moins intense.

Le premier chef-d’œuvre de ce disque arrive avec « Never Again », avec un Rob Halford qui pose des lignes vocales hallucinantes de beauté aérienne sur un riff apparemment sans grande originalité. Le refrain chanté également dans des tonalités aiguës confine au divin. Deuxième chef-d’œuvre de ce disque, « Human Crate », est un morceau irrésistible, d’une force absolue, porté par le chant en airain d’un Rob Halford en état de grâce.

Plus inquiétant et étouffant, « A Small Deadly Space » me plait également avec son refrain rampant à travers une jungle de sons métalliques. « Gretna Greene » est également un morceau étrange et déroutant, pas désagréable avec son atmosphère noire et son tempo rapide. « Beneath the Violence » parait en revanche moins inspiré, englué dans une rythmique ultra massive et poussive.

L’album se termine sur une longue ballade mélancolique de plus de 7 minutes, avec une large partie jouée au piano. Celle-ci a pour effet d’aérer enfin un album au son d’une lourdeur difficilement égalable.

Malgré deux merveilles vestiges du talent exceptionnel de Rob Halford, « A Small Deadly Space » est un album moins varié et riche que « War of Words », et tout simplement moins inspiré. Le son, monolithique, ultra massif et métallique, les riffs peu originaux contribuent à créer une certaine uniformité d’ensemble. Cependant l’amateur d’atmosphères confinées et torturées pourra trouver un vif plaisir dans ce disque. Fight termine donc son éphémère carrière avec cet album en demi-teinte. Par la suite, Halford ira explorer des terres encore plus lointaines …

Mon seul regret personnel est de ne pas avoir pu voir le groupe sur scène lors de sa tournée en France en 1994. Je pense que le spectacle du Metal God se déchaînant sur une petite scène avec les jeunes loups rameutés autour de son auguste personne m'aurait marqué à vie. Mais la destinée en aura décidé autrement...

2 Commentaires

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PhuckingPhiphi - 09 Mars 2021:

J'avais en effet été moi-même fort déçu par ce disque, très en-deça selon moi de son percutant prédécesseur. Peu de titres mémorables, un Rob finalement assez hors-contexte dans ce style groove alors en vogue mais qui, perso, n'a jamais su me convaincre… Je lui ai quand même redonné sa chance il y a peu, me disant que l'illumination viendrait peut être avec 25 ans de recul, mais non, le miracle n'a pas eu lieu. Comme disait Brassens, parfois, "le temps de fait rien à l'affaire…". Bref, pour moi, "Fight" se résume à sa première offrande, celle dont il est question ici relevant, au mieux, de l'anecdotique.

Merci pour la kro ! :)

TDH75 - 09 Mars 2021:

PhuckingPhiPhi : Fight sera restée une parenthèse bien éphémère dans la carrière du Metal god et ce second album préparait en réalité la mue suivante, le projet metal-indus Two, encore plus audacieux étrange et très mal accepté commercialement !  Rob aura donc exploré d'autres territoires dans les années 90 avant de "revenir dans le rang" de ce qui a fait son succès, le heavy metal.

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