Stallion @Lyon Le Blogg 07-09-2017, Le Blogg

Le 9 septembre dernier, se déroulait près de Perpignan le Pyrenean Warriors Open Air, petit festival dont on me dit régulièrement le plus grand bien. Le festival en question est centré sur le hard et le heavy à l’ancienne, une sorte de Keep It True bien de chez nous, à l’affiche chaque année plus réjouissante. Cette année-ci devait venir Stallion, jeune groupe de heavy allemand, surfant allégrement sur la vague du revival. Et quitte à faire le trajet depuis l’outre-Rhin jusqu’aux Pyrénées Orientales, autant s’arrêter en route pour se dérouiller les muscles le temps d’un concert. Et c’est comme ça qu’on en arrive à avoir Stallion, accompagné de deux groupes locaux, qui nous joue un concert quasi-confidentiel et gratuit dans une petite salle lyonnaise.

Stallion (GER)

le Jeudi 07 Septembre 2017

Autant prévenir de suite, le texte qui suit ne concerne que nos chers allemands, ne m’étant pas déplacé à l’heure pour des groupes qui tout simplement ne m’intéressaient pas. Le public semble néanmoins assez chaud au moment où j’entre dans la salle, et où Stallion prend ses marques. La salle en elle-même est plutôt bien foutue : la scène est relativement large, le public n’est pas compressé, et l’absence de voisinage laisse imaginer des concerts sans trop de contraintes horaires ni sonores.

Mais trêve de bavardages, car les fougueux allemands viennent de prendre place sur scène. Et oui, fougueux, car avec eux on ne perd pas de temps. Faut que ça dépote. Le son est brut et massif, pas mauvais en soi, mais on est clairement pas là pour faire dans la dentelle. Les riffs sont puissants et thrashy, beaucoup plus que sur album, la basse claque sèchement, et la batterie supporte tout ça d’une frappe ferme, sans concession, voire un peu bordélique. Mais est-ce que ça a vraiment de l’importance ? Tout sur scène est là pour nous rappeler les meilleur des années 80 : que ce soit dans le style vestimentaire, les coupes de cheveux, ou même le maquillage. Musicalement aussi, l’inspiration de l’âge d’or du heavy metal est évidente, avec une nette tendance pour la vague speed. On entend aussi bien du Accept, que du Warrant ou du Paradox, avec un soupçon d’Exciter. Le jeune groupe ayant derrière lui déjà deux albums, ceux-ci sont également représentés, avec comme point d’orgue l’excellent Underground Society, condensé de tout ce qu’ils savent faire de mieux. Le set est de plus émaillé de plusieurs parenthèses aussi speed que courtes, où tout le groupe proclame en choeur « Kill fascists ! ». Un slogan que l’on retrouve même collé sur une guitare.

Finalement, le seul problème de ce concert, c’est qu’il passe extrêmement vite. Les morceaux sont tous plus rapides les uns que les autres, et donc en à peine une heure la setlist est torchée. Le public ayant chaleureusement montré son enthousiasme, Stallion nous accorde deux titres supplémentaires, qui achèvent le bordel ambiant qui règne dans la salle. Qu’on soit un inconditionnel du heavy speed des eighties ou non, il faudra bien reconnaître que Stallion fait du très bon boulot, et ne souffre pas de la comparaison avec quelques pointures un peu plus établies !


4 Commentaires

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King_Triton - 18 Octobre 2017:

Pour les avoir vu au Pyrenean Warriors deux jours aprés je dois dire qu'ils ont mit le feu !!  Super tes photos Baptiste !

LeLoupArctique - 19 Octobre 2017:

Merci beaucoup Thierry !

LostPhoenix - 21 Octobre 2017:

Que de couleurs dans les photos ! Dommage que tu n'es pas vu les premiers groupes... Mais merci pour ce report d'un groupe que j'irais surement voir si il passe par chez moi.

LeLoupArctique - 26 Octobre 2017:

Merci ! Généralement je fais l'effort d'aller voir les premières parties, au moins pour la curiosité, mais ce jour-là je n'avais vraiment pas le temps de venir plus tôt. Oui s'il passe dans le coin n'hésite surtout pas ;)

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