Ce n’est pas une surprise Metallica est une grosse machine de guerre mais il faut dire que pour cette tournée, les américains ont mis les petits plats dans les grands. Il y aura beaucoup de première fois ce soir et beaucoup de surprise qui démontreront tout au long des 2h10 de show que le groupe en a une grosse paire. Les fans hardcores comme votre serviteur en a vraiment eu pour son argent. Même si j’avais regardé, décripté les stelists précédentes, je ne pouvais pas m’attendre a cela. Aucun titre de Load, de ReLoad, de St Anger et surtout aucun titre de Ride The Lightning. Un concert sans Creeping Death ou For Whom The Bellz, incroyable au XXIeme siècle, Metallica l’a fait. Forcement quand James demande «pour qui c’est la première fois ce soir » et que je vois tant de mains levées je me dit que certains ont du être déçus. Pour ma part je suis aux anges. On va quand même lâcher un mot sur cette magnifique scène centrale, une première là encore pour Metallica en Europe depuis un bon paquet d’année. Il faut déjà un bon paquet de charisme pour gérer l’espace, The Sword en a fait les frais. Les Mets eux se sentent comme à la maison, la batterie de Lars tourne pour que tout le monde le voit, James et Rob courent partout et Kirk fait sa petite promenade pépère. On remarquera les magnifiques cercueils en acier bourrés de lights qui nous en ont mis plein la vue pendant tout le concert et cerise sur le gâteau, une pyro de toute beauté qui a bien failli avoir raison de mes sourcils tant la chaleur était présente lors que l’on était collé à la barre. Bref une soirée haute en couleur, mais le plus important c’est bien la musique et ce soir Metallica nous en donnera pour notre argent.
Ecstasy of gold retenti et c’est tout Bercy qui s’enflamme, comme a chaque fois depuis 25 ans le rituel reste immuable, Bercy chante et jubile. Soudainement un battement de cœur se fait entendre c’est l’intro de Death Magnetic qui débute accompagné d’un show laser qui aurait fait pâlir Jean Michel Jarre. La soirée est donc bien lancée. Comme sur toute la tournée le groupe commence par le duo « That Was Just Your Life » / « The End of the Line ». Le premier constat est évident, le son est bon, la prestation est bonne tout est bon dans Metallica. Les titres passent admirablement bien l’épreuve du live et encore heureux vu que sur les 2 jours nous aurons droit à pas moins de 8 des 10 titres de Death Magnetic. James prend la parole pour la première fois pour nous dire que ce qui est aussi bon que les nouveaux titres ce sont les vieux titres et vlan un petit « Harvester Of Sorrow » des familles. Décidement cette soirée est vraiment au poil. Et au cas ou vos dents seraient encore entières un enchaînement « Disposable Heroes » / « One » qui fait mal. « One » est d’ailleurs l’occasion d’apprécié tout l’étendu de la pyro mise en place ce soir. Les coups de mitrailleuses sont bien rendu même si le coté théâtrale d’Arras et son feu d’artifice manque un peu, Bercu oblige. Il faillait bien que je trouve un truc négatif a dire quand même. Après ce passage « Old Stuff » il nous fallait bien reprendre le cours de l’histoire avec deux nouveaux titres issus du dernier opus : « Broken, Beat & Scarred » qui est l’occasion rêvée de chanter un refrain simple mais bougrement efficace et « Cyanide » le tube Death Magnetic. L’enchaînement avec deux titres du Black Album est plutôt bien trouvé « Sad But True » restera toujours prenant et live mais c’est surtout le retour de « The Unforgiven » à Paris qui fait plaisir. Cela faisait 16 ans qu’elle n’avait pas été jouée (idem pour « Disposable Heroes » d’ailleurs), et personnellement je trouve que ça manquait car je trouve ce titre largement supérieur a « Nothing Else Matters ». Bref James le commence même avec les premières notes de And Justice…. Ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. « The Judas Kiss » est en revanche le titre qui j’apprécie le moins sur Death Magnetic et l’interprétation approximative de ce soir ne m’aidera pas a l’apprécier d’avantage. Ce n’est pas bien grave en soit. Dernier extrait du dernier album pour ce soir « The Day That Never Comes ». L’envolé finale aura décidément un vrai impact sur le publique qui montre de la voie dans la dernière cavalcade. Larsen oblige pour finir le titre c’est le soulèvement de Bercy pour « Master Of Puppets ». Que dire de plus. que celui n’a jamais vu un publique chanter le couplet avec James ne connaît rien a une ambiance de concert. D’autant qu’au cas ou nous ne serions pas sur les rotules, les Mets nous claquent un petit « Damage, Inc. ». Autant dire que les « vieux thrasheurs » sont au septième ciel. Après c’est le coté un peu vendeur qui revient avec les deux plus gros « tubes » : « Nothing Else Matters » et « Enter Sandman ». En live c’est le seul moment ou j’apprécie ces titres mais il faut dire qu’ils ont vraiment le don de galvaniser la foule. Je le disais en intro Metallica en a une grosse pair car en guise de rappel ce n’est le traditionnel (et non moins pénible) « Last Carress » qui est au menu mais bien « Stone Dead Forever ». Dans l’histoire de Metallica c’est seulement la seconde fois après l’anniversaire surprise de Lemmy en 1995 que ce titre est joué live. C’est en France, à Bercy et ce n’est pas un poisson d’Avril. Gros moment même si Rob a un peu été mis a défaut sur l’intro. J’aime bien quand James nous demande si l’on a veut du Kill’em All. J’aime d’autant plus lorsqu’il nous balance un petit « Phantom Lord ». Certes le titre a un peu été remis à la sauce du jour mais les riffs sont là et c’est toujours un excellent moment. Le final est comme d’hab’ avec un « Seek and Destroy » joué a 200 à l’heure. Fait amusant un pluie de ballon de plage tombe du ciel et c’est la grosse rigolade dans le pit, personnellement je vous engage vivement a aller sur Youtube pour mater la vidéo.
Au final donc un concert sans concession qui n’aura peut être pas été du goût des plus jeunes dont c’était la première fois (j’ai été très surpris du nombre de personnes pour qui c’était la première fois). Avec seulement 6 titres en commun avec Arras et une set list bourrée de surprise on ne peut qu’attendre avec impatience le lendemain pour en prendre encore plein les oreilles.
Set list :
That Was Just Your Life The End of the Line Harvester Of Sorrow Disposable Heroes One Broken, Beat & Scarred Cyanide Sad But True The Unforgiven The Judas Kiss Kirk Solo#1 The Day That Never Comes Master Of Puppets Damage,Inc. Kirk Solo#2 Nothing Else Matters Enter Sandman
Retour donc au même endroit à la même heure. J’ai encore plein de souvenir de la veille et je ne sais pas comment le show de ce soir fera pour surclasser celui de la veille. Bref On en veut toujours plus alors croisons les doigts. Ca commencera bien avec une petite jam de The Sword avec l’ami Lars. Quand on sait les reproches que celui-ci avaient fait a Jason il y a de quoi rire mais bon. La prestation a été très appréciable malgré tout. Comme la veille donc Ecstasy of gold ouvre le bal avant de faire place au diptyque « That Was Just Your Life » / « The End of the Line ». C’est la suite qui fera s’embraser Bercy. Un petit «The Four Horsemen » et le concert est définitivement lancé. S’en suit une excellent « Holier Than Thou » et le « One » de Circonstance. Comme sur la tournée l’on retrouve « Broken, Beat & Scarred ». Je pense sincèrement que ce titre avec son refrain est appelé a devenir un classique du groupe. Tout Bercy scande « Show Yours Scars », frisson, frisson. « My Apocalypse » prend numériquement la place de « Cyanide ». Dommage car j’adore « Cyanide » mais dans la logique du groupe c’est plutôt agréable de retrouver un titre différent, d’autant qu’il est taillé lui aussi pour le live. Comme hier « Sad But True » vient se placer après les deux titres de Death Magnetic et ça le fait tout aussi bien. La grosse surprise viendra du titre suivant « Bleeding Me ». Dans la tête de beaucoup cela du faire tilt. « Merde pas un titre de Ride et maintenant un titre de Load »…… Pour ma part ca m’a rappeler des souvenir car cela faisait 10 ans et la tournée du Garage que Metallica n’avait pas joué ce titre chez nous. Son ambiance un peu planante était très appréciable même si elle n’aura pas été du goût de tous. « All Nightmare Long » repasse avantageusement le moyen « Judas Kiss ». Sur les deux soir Metallica aura donc joué 8 titres de Death Magnetic on ne peut qu’apprécier la performance du groupe qui ne se reposera pas sur ses glorieux lauriers (comme sur la tournée St Anger ou seul 3 titres auront été joués a Bercy), là c’est 6 par soir point barre. Idem que pour le Premier Avril, la calme précède la tempête. « The Day That Never Comes » et puis « Master Of Puppets ». Enfin après 33 titres voilà enfin un titre de Ride The Lightning et c’est « Fight Fire With Fire ». Pareil que « Bleeding Me », cela faisait 10 ans que ce titre n’avait pas mis les pieds a Paris. Même si nous attendions tous un petit « Creeping Death » ou un Bellz, la surprise fût assez bonne. On ne reviendra pas sur les deux titres de l’album éponyme et le rappel arrive. Après un blabla avec ni queue ni tête sur Saxon de James, nous voyons sortir de nulle part Biff Byford. Du coup pourquoi ne pas lancer un petit « Motorcycle Man » histoire d’écrire une autre page de l’histoire de Metallica à Paris. Le vieux Biff en a encore sous la semelle et son association avec les Mets fait mouche. Un grand moment. Rappelez vous pour la petite histoire que Metallica a ouvert pour Saxon il y a de ça plus de 25 ans, James ne manquera pas de le rappeler dans son speech en disant que d’ouvrir pour Saxon était le second concert de l’histoire de Metallica (ce qui est faux puisqu’il s’agissait en faite du troisième concert de l’histoire de Metallica enfin bon détails, détails quand tu nous tient). Histoire de finir en beauté nous avons le droit à un grandiose « Hit The Lights » qui fait bien mal aux dents. Le final sera identique « Seek And Destroy » ballon, jeté de médiator.
Au final le groupe nous a proposé deux soirée bien rempli avec beaucoup de surprises, des prises de risque en renouvellement sa set list des deux tiers d’un soir a l’autre. Il est bien loin le temps ou le groupe jouait au Pavillon Baltard (oui l’endroit même ou il y a la « Nouvelle Star » en ce moment). Les shows furent exceptionnels et les prestations vraiment excellentes. Avec un nouvel album qui cartonne et une fougue de 20 ans sur scène Metallica est encore là pour longtemps. Il ne reste plus qu’a attendre le 7 juillet et les arènes de Nimes ou le show risque d’être encore plus majestueux.
METAL’UP YOUR ASS BABY !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Set List: That Was Just Your Life The End of the Line The Four Horsemen Holier Than Thou One Broken, Beat & Scarred My Apocalypse Sad But True Bleeding Me All Nightmare Long Kirk Solo #1 The Day That Never Comes Master Of Puppets Fight Fire With Fire Kirk Solo#2 Nothing Else Matters Enter Sandman
Motorcycle Man (avec Biff Byford) Hit The Lights Seek and Destroy
moi j'y suis aller le 2 et pour une grosse fan hystérique de Metallica j'étais vraiment déçu par la setlist ! je compare ce concert au seul autres que j'ai vue c'est a dire a Arras et vraiment c'était pas du tout pareil, je pense pas qu'on avait besoin de 6 titres du Death magnetic...pas mal pour hit the light et puis le " début " de fight fire with fire. Mais si on oublis la setlist, les Mets sont vraiment énorme sur scène et assure vraiment tout !!!!
sinon ce qui m'aura marqué ( a part le pied du guitariste de machine head que je me suis prise dans la gueule lors de son slam ! ) c'est la venu de Biff Byford, sa c'était vraiment génial !!
J'y étais le deuxième soir. C'était plutôt un bon concert. Avec une bonne ambiance toussa. The Sword qui ont fait avec leurs moyens, Machine Head qui ont bien assuré je trouve, et Metallica qui ont livré une prestation tout en maitrise.
Me demande juste si je suis le seul à penser ça... mais comme d'hab le son laisse à désirer. Je suis pas un gros professionnel d'ingéniérie du son ni d'accoustique des différentes salles de concert mais, je trouvais que c'était trop saturé en basses et percussions. Du coup les aigus, en particulier lors des solos et des parties vocales s'en trouvaient pas facilement audibles.
Alors dans le cas de Metallica, comme on connait tous les titres par coeur, on devine ce qu'on doit entendre. Mais pour les deux premières parties, c'est plus difficile de savourer les morceaux si on ne les a pas écoutés avant.