Interview of Vacarme the September 2004

entretient avec Stench (guitare)
Alors, on pourrait commencer par la traditionnelle présentation
du groupe…
Vacarme s’est formé en 1991, mais je suis le seul membre rescapé
de cette époque là, puisqu’on a splitté en 1994 et
c’était un truc complètement enterré, pour moi vacarme
c’était de l’histoire ancienne. Mais un jour j’ai vu
l’annonce d’un batteur qui cherchait un groupe, alors je l’ai
contacté pour faire quelques trucs avec lui. Il cherchait un bassiste
alors j’ai recontacté l’ancien bassiste de Vacarme, et puis
on s’est dis que comme on était deux anciens membres de Vacarme,
on pouvait reprendre le nom, tout en sachant qu’on a repris aucune compos,
on est repartis à 0, donc le groupe existe depuis 1991, mais la vrai
date de formation est 2000, le groupe à 4 ans.
On a tendance à dire que Vacarme c’est moi, parce que je suis là
depuis 15 ans, mais c’est pas le même Vacarme, pas la même
formation.
Donc après 8 ans de split, pourquoi relancer le groupe ?
Ben moi je bossais sur différents autres projets. J’ai bossé
avec plein de groupes, j’ai fait plein des choses dans différents
styles, et puis comme je t’ai dit, quand j’ai vu cette annonce d’un
type qui cherchait un groupe du style Cannibal Corpse ça m’a tenté,
et ensuite comme on a recruté le même bassiste de Vacarme, et qu’on
avait déjà une réputation, on a repris le nom comme ça
on pouvait dire qu’on était un vieux groupe...
D’ailleurs on a eu des réponses assez marrantes de gars qui nous
ont dit « tient vous vous êtes reformé » alors qu’on
avait jamais rien sortis…
Alors justement, votre première démo « feast of
the cannibal » vient de sortir, tu peux nous en parler un petit peu ?
Alors, notre première démo c’est comme dit du pur death
metal old-school, parce que c’était le but principal de Vacarme
dès le départ, alors que la formation en 91 c’était
plus pour faire du grind (carcass, Napalm Death). Là, la reformation
de 2000 c’était dans le but de refaire du vieux death, parce que
bon, si tu regardes la scène death metal des années 2000, c’était
tous ces trucs américains, c’était jouer super vite, essayer
de faire des machins techniques, nous on s’en foutaient, on était
nostalgiques de l’époque Pestilence, et tous ces truc là,
et on s’est mis dès le départ d’accord pour jouer
ces trucs, et ça nous a plutôt bien réussi, parce que techniquement
on a quand même un putain de niveau, comme on joue tous depuis un moment…
bon moi ça fait 15ans que je joue de le gratte, donc même si on
utilise pas toute notre technique, puisqu’on n’en a pas besoin,
(on fait pas du jazz), le but c’est de faire du bon vieux death old-school.
Mais bon avec le temps, les différents membres ont apportés leur
sauces, donc un petit peu de hardcore, un petit peu de thrash, et c’est
ce que tu trouves sur la démo.
Ben justement, tu en parles déjà, mais quelles sont tes
influences ?
C’est principalement ancré dans les années 80, début
90, clairement death metal de cette époque, les premiers Morbid angel,
le deuxième album de Pestilence, le premier de Suffocation, mais bon,
comme j’écoute de tout ce qui est metal de A à Z, c’est
sur que si maintenant je craque sur une sortie, ça va se ressentir dans
mes compos. Ben par exemple le morceau un peu hardcore, ben je venais d’acheter
le dernier Hatebreed, et donc comme il tournait en boucle, forcement après
quand tu prends ta gratte, ça t’influence, et ça marche
comme ça pour chaque membre du groupe, chacun est influencé par
ce qu’il écoute.
Quel est ton but avec Vacarme ?
Oh, je n’ai pas de but…Je joue pour le plaisir, si tu fais du death
pour autre chose, je pense que tu cours vers de grosses désillusions,
parce que gagner ta vie pour le death c’est impossible, y’a des
mecs comme Sinister qui n’y arrivent pas, alors c’est pas nous qui
allons le faire… C’est donc principalement s’éclater
entre nous…mais bon, ça veut pas dire qu’on fait n’importe
quoi non plus et qu’on a aucune ambition…
Alors, avec 20 ans d’expérience, comment vois-tu la scène
death française ?
Pour moi la scène death est morte, mais peut-être en train de ressusciter.
Quand j’ai commencé y’a 15 ans il y avait énormément
de groupes, il y avait une putain de scène française purement
death metal. Aujourd’hui t’as une scène qui est beaucoup
plus grande en France, mais qui est plus diversifiée, si tu cherches
des purs groupes de death en France tu vas ramer…
Niveau death la scène est morte, par contre niveau grind, néo
ou black ça marche très bien.
Alors, tu ne l’as pas précisé dans ta présentation,
mais vous répétez à Bale, as-tu l’impression que
c’est plus dynamique la bas ?
En suisse oui.
A Bale en particulier c’est plutôt punk, mais c’est vrai que
le metal est super présent, et même un petit groupe débutant
peut ouvrir pour Cannibal, Immolation…
Je crois que la différence c’est qu’en suisse les gens sortent
plus, et donc y’a un public qui se bouge et c’est ce qu’il
y a de mieux pour faire vivre une scène. Et en France ils n’ont
pas compris ça, ils croient qu’ils sont fans parce qu’ils
on 300 albums téléchargés…
A propos de tournée, y aurait-il un groupe avec lequel tu aimerai
partir ?
Oh, y’en a plein.
Surtout des gars avec lesquels il ferait bon vivre, j’ai par exemple discuté
avec les gars d’Immolation et ils étaient super sympas et donc
partir avec eux ça ma plairait bien, et puis sinon comme toujours, les
vieux groupes des années 90, comme Suffocation, Incantation… tous
ces trucs qui finissent en « tion ».
Pourquoi choisir Vacarme comme nom de groupe, c’est un brin provocateur
?
Ouais, mais je te rappel que on l’a trouvé quand on avait 15 ans,
et on faisait du grind… c’était nickel. Comme ça si
on montait sur scène et qu’on balançait que du bruit, les
gars savait qui on était, on ne trompait personne sur la marchandise…
Mais c’est vrai que maintenant il nous est arrivé de penser à
le changer, déjà qu’il y a plusieurs groupes qui ont ce
nom, on cherche peut-être un truc plus international, mais comme on y
est attaché sentimentalement, et qu’on est de grosses feignasses,
je ne pense pas que ça se fasse…
Des projets maintenant ?
Beaucoup de choses mais pas encore confirmées. Peut-être un festival
à Strasbourg…Ce qui est sur, c’est notre participation au
Soul Grinding le 19 fevrier 205 à Strasbourg.
Une question que tu aimerai qu’on te pose.
Ben souvent on me reproche d’être un arrogant bâtard, donc
j’aimerai qu’on me demande si c’est vrai…
Et alors, la réponse ?
Ouais, c’est vrai. (rire)
Et pour finir, une question qui nous tient à cœur sur Spirit
of Metal ; quel est pour toi l’esprit du metal ?
A mon avis c’est un truc qui n’existe plus. Parce que pour moi,
l’esprit du metal quand je l’ai découvert, donc ça
fait un paquet d’années, c’était un truc du style
un gars qu’on croisait dans la rue avec un T-shirt metal on le saluait,
on faisait un peu « grande famille » ;aujourd’hui, on croise
un gars qui a un T-shirt metal, on le regarde de bas en haut un brin arrogant
« eh, c’est moi le plus fort, regarde j’ai un T-shirt d’un
groupe plus violent que le tient ».
Aujourd’hui j’ai l’impression que c’est surtout pour
le vestimentaire qu’il y a des fans…
Je te remercie d\'avoir pris le temps de répondre à cette interview,
et te laisse le mot de la fin.
Merci à toi de m’avoir permis de m’exprimer. Continuez de
soutenir l’underground, allez aux concerts et achetez les albums !!!!
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