Pentaclis : 18/20 | En 1994, après plusieurs démos sonnants mi-death et mi-black, un nouveau groupe sort apparemment du lot et son album, The Principle of Evil Made Flesh, s'annonce très bon. J'en suis d'accord. Il est très bon, pour un début. Même que c'est une part de génie. Tout commence par une pochette relevant déjà le côté poétique et grotesque du groupe, faisant déjà allusion au lesbianisme vampirique de Elizabeth Bathory, l'album ne s'y dédiant par contre pas plus que ça.
En vérité et en affirmation, ce disque sonne comme un Black metal plus accessible que le Black de Burzum ou de Mayhem. Pour ce faire, Cradle Of Filth a ajouté des riffs Heavy très respectables, un clavier aux sons parfois lents, parfois rapides, jouant des mélodies diaboliques et digne d'une église inconfortable dû à la présence de Satan et pour embellir le tout, par total facteur exclusif, une voix narrative grave et parfois féminine (notamment dans To Eve The Art Of Witchcraft) rendant l'album étrange et tristement lyrique. Autre point remarquable : La batterie, contrairement aux albums avenirs, varie entre le lent dépressif et le rapide violent, sans se répéter ignominieusement, rendant l'album palpitant et inlassable. Quant à la voix qui nous a tant déçu par le futur, elle est tout simplement jouissive ainsi qu'énormément diversifié, ne voulant pas toujours s'imposer et variant entre le grave où des cris plaintifs et martyrisant.
Album que j'ai réécouté plusieurs fois grâce à son talent et à ses paroles qui sont, eux aussi, très poétiques et très attirantes et que j'aimerais toujours. Entré réussite ! 2008-11-24
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