DEICIDE
TILL DEATH DO US PART (CD)
2008 chez Earache Records


1. The Beginning of the End 3.39
2. Till Death Do Us Part 4.14
3. Hate of All Hatreds 3.53
4. In the Eyes of God 4.42
5. Worthless Misery 5.00
6. Severed Ties 4.01
7. Not as Long as We Both Shall Live 5.05
8. Angel of Agony 3.29
9. Horror in the Halls of Stone 6.23
10. The End of the Beginning 1.41

Total playing time 42.07


theblackbeast : 14/20
« Oyé Oyé ! Le grand Deicide renais de ses cendres et reviens sur le devant de la scène avec l’album le plus « Evil » et Brutal de sa carrière renouant avec un Once Upon the Cross ou encore Serpents of the Light, à cheval entre le kvltissime Legion et le dernier The Stench Of Redemption ! » Voici les louanges que nous avons pu entendre de la part de Earache sur le tout nouveau Till Death Do Us Part tant attendu par le public.

En effet après une telle remise sur pied avec The Stench Of Redemption et l’amputation du groupe avec le départ des deux frères Hoffman, Deicide a su s’extirper de son Death plat et sans âme de ses derniers In Torment In Hell ou autre Scars of the Crucifix et de ce fait redonner espoir à ses fans.
En grand curieux que je suis, me voilà donc parti pour m’acheter ce Till Death Do Us Part (sans son magnifique patch hélas) pour goûter à ce tout nouveau Deicide.

L’album est en main et sa pochette (novatrice comparé aux précédents) représentant deux peintures d’Hans Baldung, présagent un album aux abords plus lourds et sombres que ces grands frères.
En effet, dès sa lecture, l’instru The Beginning Of The End fixe d’emblée l’attention par une atmosphère d’une lourdeur peu reconnaissable chez Burton and Co dominée par les rythmiques de Steve Asheim et les riffs torturés de notre duo Santola – Owen.

Après une telle mise en douche, Till Death Do Us Part prend place et nous envoie un son Brutal, puissant, massif sans fioritures ni pitié renouant parfaitement avec ce bon vieux Death grandiose et sublime dont Deicide avait le secret.
On y retrouve des riffs lourds et limpides à la fois, Mélodieux et Brutaux sur un drap d’insalubrité et d’atmosphère démoniaque où les guitares de Owen et Santola se marient à merveille corrigeant même l’excès de solos présents dans leur précédente production, allant droit à l’essentiel.
Une relève de The Stench Of Redemption annonçant le retour des vocaux gutturaux et titanesques de ce cher Benton retrouvant de leur splendeur livrant à nouveau son flot habituel de paroles blasphématoires bercées par un souffle de blast rapide carrés, techniques, rythmiques enfonçant le clou sur cette slave de haine et de violence.

Deicide est enfin debout brandissant fièrement son étendard de groupe kvlte, gueulant à gorge déployée sa haine Chrétienne et sa volonté d’annihilation…mais au bout de quelques écoutes abusives, le côté plat de Till Death se fait terriblement sentir, enlevant toutes les étoiles qui brillaient dans mes yeux.
Et oui derrière cette production quasi idyllique, l’album se cache derrière ce bon vieux Scars of the Crucifix, outrancier et rébarbatif au fil des écoutes. Bien que le départ des frères Hoffman ait permis à Deicide de renaitre, je dois hélas avouer qu’il peine à remonter la pente et retrouver sa gloire d’en temps et de son vieux Legion.
Sans pour autant casser toute jouissance, l’album chute vers un Death écoutable certes mais sans grande novation. Bien sur Till Death relève largement le niveau de In Torment In Hell mais laisse un petit goût de pâteuse derrière la langue donnant l’impression de se sentir trahis par l’annonce tant élogieuse de Earache.

Après 42 min d’écoute (malheureusement abusive) Till Death s’achève sur The End Of The Beginning (belle opposition avec son intro) achevant donc l’atmosphère sombre de cet album permettant à Deicide de s’extirper des griffes de la lassitude auditive sans pour autant recommencer à faire briller mes yeux de mille feux à chaque écoute de leurs opus.
N’allez pas vous y méprendre, Till Death Do Us Part n’est pas comme toutes ces merdes que l’on peut entendre, sans âme ni cherche musicale, mais reste un album à écouter seulement de temps en temps si l’on ne veut pas en être déçu.

2008-05-18