TEXTURES
SILHOUETTES (CD)
2008 chez Listenable Records


1. Old Days Born Anew 5.37
2. The Sun's Architect 5.16
3. Awake 4.15
4. Laments of an Icarus 4.12
5. One Eye for a Thousand 6.15
6. State of Disobedience 4.10
7. Storm Warning 5.47
8. Messengers 5.09
9. To Erase a Lifetime 6.53

Total playing time : 47.37


Julien : 14/20
Ce qu’il y a de bien avec Textures c’est que le groupe est en évolution constante. Après un premier opus, Polars plutôt assez soft, le groupe était revenu il y deux ans avec un Drawing Circles très convaincant. L’album de 2008 était donc attendu avec impatience et une pointe d’appréhension. Résultat un album plus percussif de prima bort mais toujours aussi appréciable et recherché.

La marche en avant du groupe est donc amorcée. Pas d’inquiétude, si vous aviez été déconcerté par Drawing Circles vous le serez moins avec Silhouettes. On pourrait dire qu’il se situ dans la veine parallèle de Drawing Circles mais la veine parallèle brutale. En effet a l’instar du premier titre « Old Days Born Anew », l’on se prend une méchante claque. Ce n’est pas pour autant que le groupe a perdu son âme. Outre un réel pas en avant dans le coté direct de certains riffs, le groupe a su garder ses influences passées. Structures dissonantes, ambiances pesantes, break et pont aérés. Un ami me faisait très justement remarqué qu’au sein d’un seul et même titre, on pouvait trouvé du « métal moderne in your face » sur les 3 premières minutes et une ambiance très sombre et pesante sur les 3 dernières. C’est ça Textures, c’est un savant mélange de tout cela. Mon propos sera très largement illustré si vous écoutez à la suite le planant « Messengers » et le très headbanguant « State of Disobedience ».
Il n’y a pas que la musique qui a évolué dans ce Silhouettes. Le chant a lui aussi pris une autre dimension. Malheureusement ce n’est pas forcément celle que j’aurais aimée. Le chant clair et moi a toujours fait deux. Ce n’est pas qu’il soit mauvais, bien au contraire Eric s’en sort très bien, c’est juste que ça me saoule. Plus présent que sur Drawing Circles, il m’a un peu gâché mon plaisir mais la qualité des riffs fait quand même la différence.
Niveau son, là aussi une évolution. Plus râpeux, il fait monter la sauce d’un cran. C’est un peu difficile à décrire car c’est n’est pas plus death mais presque. Grosse puissance sonore, grosse production.

Un album qui se révèlera au cours des écoutes et qui possède d’indéniables qualités. Reste l’histoire du chant clair mais bon, un riff qui tue reste un riff qui tue………

2008-04-17