HATE ETERNAL
FURY & FLAMES (CD)
2008 chez Metal Blade Records


1. Hell Envenom
2. Whom Gods May Destroy
3. Para Bellum
4. Bringer of Storms
5. The Funerary March
6. Thus Salvation
7. Proclamation of the Damned
8. Fury Within
9. Tombeau (Le Tombeau de la Fureur et des Flames)
10. Coronach


satanchild : 20/20
Je tiens à le préciser tout de suite : ce disque est une pure bombe atomique qu'il est inutile d'écouter si on déteste le bourrin.
Car là, il n'est pas question de hargne, c'est tout simplement un déversement de haine et de rage. Erik Rutan nous l'avait promis : les albums de Hate Eternal allaient être de plus en plus violent, mais là c'est tellement bourrin que je me demande si le prochain essai des Ricains pourra dépasser ce Fury & Flames.

Il faut dire que Erik Rutan n'avait pas vraiment l'esprit tranquille (suite au décès de son ami Jared Anderson qui officiait à la basse sur I, Monarch leur précédent opus).
De plus, Derek Roddy a quitté son rôle de batteur.
Erik a donc tout simplement fait le ménage et a recruté de nouveaux musiciens :
. à commencer par Jade Simonetto, un batteur exceptionnel, ultra rapide. Il faut avouer que quand on a la vingtaine, il n'est pas trop dur de massacrer ses fûts et de faire exploser les compteurs. Le seul reproche qui pourrait être fait à Jade, c'est qu'il ne remplace pas Derek Roddy : le jeu de Derek était axé sur les roulements rapides et la technicité alors que le jeu de Jade est lui plus axé sur la rapidité sans pour autant chercher à trouver des roulements qui feraient abandonner la batterie à un novice. Seule sa rapidité fait mouche.
. Rutan a aussi décidé de ne plus jouer seul toutes les parties de guitare et a donc demandé un ami de longue date (Shaune Kelley) de le rejoindre sur ce nouvel opus.

Alors, me direz-vous, il est violent que ça ce Fury & Flames ?

Franchement oui. Si vous voulez headbanguer au rythme de la musique, je vous conseille d'avoir une minerve sous la main ; les cervicales ne tiennent pas le choc.
Dès le début avec Hell Envenom, on est propulsé très loin et on ne reviendra pas avant quarante minutes. Seuls les break entre les pistes laissent un peu de répit (et encore ! A peine le temps de reprendre son souffle que ça redémarre à une vitesse folle).
Le dernier titre Coronach, un assemblage d'éléments symphoniques, permet au coeur de revenir à un regime de pulsations moins élevé, sonnant la fin de l'album.

Fury & Flames est donc un album à ne pas rater pour tout amateur de sensations fortes. Vivement la tournée !!!

2008-07-28