theblackbeast : 20/20 | Cette année 2008 est vraiment une excellent année en sortie de grands crus dans le monde du Metal, est le nouveau Hate Eternal : Fury and Flames en est la preuve vivante.
En effet nos ‘Ricains nous offrent ici le plus Brutal et le plus abouti de tous leurs albums, l’apogée de la violence et de la haine déjà poussée à son niveau le plus extrême depuis la sortie du grand I, Monarch !
Il faut dire que outre le côté haineux émanant droit de l’esprit de notre Mr Erik Rutan, cet album est aussi pour lui un hommage rendu à son frère d’arme Jared Anderson décédé il y a peu. La Furie et Les Flammes sont donc un excellent moyen d’exprimer sa haine, sa douleur, sa fureur, sa souffrance au grand jour !
Il va sans dire, alors, que pour la sortie de sa nouvelle infamie, ce cher Rutan a mis les petits plats dans les grands en décidant d’apporter un sang neuf et un vieux compatriote au cœur de sa folie dévastatrice ! Hate Eternal subit de ce fait un grande métamorphose par le changement complet de ses membres qui accueille désormais Shaune Kelley à la guitare, Jade Simonetto derrière les fûts et bien sur le grand Alex Webster avec son jeu à la basse déjà plus que reconnu par le monde entier. Un nouveau démon est mis sur pied pour l’accouchement d’un album encore plus prometteur qui par sa jaquette signée à nouveau par Paul Romano nous laisse penser à une suite de I, Monarch.
Plongeons nous désormais dans ce magma en fusion et voyons voir quelle surprise Hate Eternal va nous offrir cette fois ci.
Contre toutes attentes, la lave jaillissant de ce volcan n’a rien à voir avec ce que Rutan avait l’habitude de nous offrir ! Dès l’arrivée de Hell Envenom, on ressent un concentré de rage et de brutalité rarement atteint en matière de Brutal Death ! Un cataclysme se prépare lancé par les blast inexorables de Simonetto dégageant une puissance sonore dépassant de loin les prouesses que Derek Roddy avait pour habitude de nous faire entendre ! Nos oreilles sont donc déjà prédisposées à recevoir une charge massive de haine poussée par une ambiance plus que malsaine !
Le plus surprenant nous vient de la prod de cet opus laissant une grande place à cette batterie inhumaine et aux lignes de basses vigoureuses sortant que la grande dextérité d’Alex Webster étouffant presque la mélodie et le lyrisme de nos deux guitares, un gros song donc très lourd et chargé, massif, viscéral et surtout très mature !!!
Hate Eternal joue donc avec la vraie nature de ces instruments, malsains, enivrants, déroutants et particulièrement agressifs !
Rien n’est laissé de côté sur cet album et le feu attisé déjà depuis les premiers riffs ne fait que se propager dans tout l’album par la technique d’un Whom Gods May Destroy, la lourdeur écrasante d’un Para Bellum, un Bringer Of Storms laissant place au génie de Webster et le grand Tombeau aux odeurs de Morbid Angel poignant, jouissif, emplit de sentiments et portant aux larmes au final par une déflagration de solos plaintifs et torturés !
Fury and Flames est pensé de telle sorte que l’auditeur se laisse bercer et violenter par une symbiose entre nos deux guitaristes Rudan et Kelly rajoutant une grande part de mélancolie, de poigne, de hargne par leurs riffs secs et des solos noirs, très éprouvants et étourdissants !
Il faut dire que Hate Eternal nous propose ici une merveille qui se laisse dompter au fil des écoutes dévoilant son art petit à petit pour que l’on puisse se délecter à l’écoute d’un tel colosse. Une telle approche d’un song aussi primitif et chaotique a de quoi dérouter tous grands fans du groupe qui n’étaient jusqu’à lors pas habitués à une telle volonté d’assouvissement absent dans I, Monarch.
Dense et pourtant harmonieux à la fois, ce brasier ne fait que confirmer la place de Hate Eternal au sein du Brutal Death Metal ouvrant de ce fait une nouvelle porte vers la fureur et le tourment des âmes à tout auditeur confirmé !
En conclusion de tout cela, sur une outro reposant mes timpents meurtris et tout excités je dois dire que Fury and Flames m’a foutu une claque monumentale permettant à mon esprit de mieux comprendre la haine semée par Erik Rutan derrière son passage ! Une écoute que je suis loin d’oublier et qui est pour moi délivre LE meilleur album que Hate Eternal ait pu sortir depuis le début de sa carrière !!! Un long moment de jouissance qui fera succomber de plaisir tous les inconditionnels du genre mais qui malheureusement continuera de faire fuir tous ceux qui ce rebutent à cet art !
Un ouragan dévastateur et blasphématoire poussant le groupe à ses sommets offrant un adieu digne de ce nom au défunt Jared Anderson et qui je pense à de quoi marquer les mémoires de tous bon Metalleux en nous donnant en même temps un pied d’enfer !!! 2008-05-18
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