Fabien : 13/20 | Largement plébiscitée grâce au talent et à l’avant-garde de ses formations black, la Norvège ne s’est en revanche guère illustrée au sein de la scène death métal, exception faite des excellents Soulside Journey et In Pains de Darkthrone et Cadaver. Mais, formé en 1998 à Kristiansand autour de Tchort (Green Carnation, Carpathian Forest), Blood Red Throne entend bien changer la donne. Après son unique démo en 2000, le groupe décroche rapidement un contrat avec le label Hammerheart, se concluant par l’enregistrement de son premier méfait, Monument Of Death, sortant en cette fin d’année 2001.
Malgré la nationalité norvégienne de Blood Red Throne, Monument Of Death balance un death métal aux accents US incontestables, avec une teinte old school fort appréciable, bâti sur une déferlante rythmique terriblement brutale. L’assise carrée d’Espen Antonsen & Erlend Caspersen privilégie souvent les passages middle tempo, soutenant les riffs assassins de Tchort & Dod, et les vocaux ultra gutturaux de Mr Hustler.
Enfin, bien que Monument Of Death paraisse assez monolithique à première vue, il délivre néanmoins un death personnel et fichtrement percutant, grâce au jeu très typé de l’ensemble de ses interprètes, à commencer par les riffs immédiatement reconnaissables de Tchort & Dod, et les vocaux démesurés de Mr Huster. L’album contient ainsi son lot de surprise, à l’image du redoutable Mary Whispers Of Death.
Conformément à son illustration, Monument Of Death lâche ainsi quarante minutes d’un death riche en hémoglobine, mais aussi bien plus subtil qu’il n’y paraît. Sans être exceptionnel, il s’écoute ainsi très agréablement, surtout pour l’amateur de death métal des années 90, et montre déjà tout le potentiel et le caractère de Blood Red Throne, qui ne demandent qu’à s’affiner avec le temps.
Fabien. 2007-03-26
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