MALEVOLENT CREATION
THE TEN COMMANDMENTS (CD)
1991 chez Roadrunner Records


1. Memorial Arrangements
2. Premature Burial
3. Remnants Of Withered Decay
4. Multiple Stab Wounds
5. Impaled Existence
6. Thou Shall Kill!
7. Sacrificial Annihilation
8. Decadence Within
9. Injected Sufferage
10. Malevolent Creation


Fabien : 18/20
Alors que la scène métal se remet du séisme floridien initié par Death, Morbid Angel, Obituary, Atheist & Deicide, c’est au tour de Malevolent Creation de mettre le feu aux poudres. Formé en 1987, le quinquet fait rapidement parler de lui, intéressant dès lors Monte Conner, boss de Roadrunner US, qui décide de l'ajouter à son catalogue, et d’inclure le titre Decadence Within, issu de la dernière démo, dans la compilation death thrash culte At Death Door vol.1, parue fin 1990.

The Ten Commandments sort au printemps 1991, et est immédiatement apprécié par la communauté death métallique. Lors d’un classement à la fin de cette même année, Hard Rock Magazine n’hésite d’ailleurs pas à le classer quatrième dans le top 20 des meilleurs albums de death metal de tous les temps. Tous les ingrédients sont effectivement réunis pour son plébiscite, depuis sa provenance de Floride, jusqu’à sa superbe illustration de Dan SeaGrave, en passant par sa production puissante made by Scott Burns, au sein d’une scène où les mots « stéréotype » et « saturation » sont encore quasi inexistants.

Musicalement, The Ten Commandments s’enchaîne à la perfection. L’album débute sur une intro particulièrement heavy, suivie de titres rapides et agrémentés de breaks accrocheurs, à l’image des superbes Multiple Stab Wound et Impaled Existence, pour se clore sur le morceau éponyme Malevolent Creation, qui trouve magnifiquement sa place en dernière position. Tout est fluide, particulièrement bien ficelé, et composé de main de maître, tout ceci pour une première réalisation. Enfin, la voix death thrash inimitable de Brett Hoffman et le jeu caractéristique de Phil Fasciana contribuent à la forte identité du groupe.

Malgré ses atouts certains, Malevolent Creation reste toutefois en léger retrait des sommités death métalliques de l'époque. The Ten Commandments arrive en effet un poil en retard, perdant le terrible impact rencontré par les Left Hand Path ou Deicide (Entombed, Deicide) une petite année plus tôt, en été 1990 exactement. Enfin de nos jours, il s’inscrit indiscutablement parmi les albums cultes du death métal du début des nineties.

Fabien.

2007-03-30