PORTAL (AUS)
OUTRE (CD)
2007 chez Profound Lore Records / Obsidian Records


1. Moil
2. Abysmill
3. Heirships
4. Omnipotent Crawling Chaos
5. Black Houses
6. Outre
7. 13 Globes
8. Sourlows


tonio : 7/20
Haaaa, la grande marmite du death métal ! On y trouve de tout, des groupes hyper techniques, des groupes sur-inspirés, des groupes qui brassent moult styles différents, d’autres qui s’inspirent de musiques traditionnels, d’autres qui se cantonnent à un style rentre-dedans et diaboliquement entraînant, bref, cet univers est aussi vaste qu’un achalandage d’hyper marché…

Et comme dans n’importe quel hyper marché, on a le choix entre des produit de marque riche en goût et du premier prix que même la cantaoche, à côté, c’est du trois étoiles. Le genre de produit que t’achètes quand t’as vraiment plus une thune et tant pis si c’est dégueu pourvu que ça te gave. Dans ces cas là, manger n’est pas un plaisir, mais une obligation, juste histoire de se remplir le bide. Et c’est justement ce que j’ai ressenti avec cet album de Portal… Vu que c’est un cd promo, je me suis senti obligé se l’écouter de façon consciencieuse, tout en attendant impatiemment que le dernier titre expulse ses dernières décibels.

Portal (groupe australien), c’est le death du pauvre, le death chiant par excellence, une musique monstrueusement ennuyeuse qui essaye de cacher son incapacité derrière une production étouffée et imprécise, histoire de donner une aura malsaine à l’ensemble. Les morceaux alternent entre parties hyper lourdes et blasts brouillons, le tout sans aucune finesse ni originalité, les musiciens piétinants sans complexes les plate bandes de Incantation. J’entends déjà les inconditionnels du death le plus obscure possible me crier à la gueule que je n’ai rien compris à la démarche de Portal et que je suis trop conditionné par le death raffiné pour apprécier et juger cet album à sa juste valeur. Ce à quoi je répondrai que je suis encore capable de différencier un album de qualité d’une grosse daube, et celui ci en est justement une. Tout de même, de la part d’un groupe formé en 1994, produire des riffs aussi impersonnels et rébarbatifs avec une prod’ aussi naze relève d’une volonté certaine de cultiver une démarche anti-commerciale au possible. Je rassure les mecs du groupe, mission accomplie ! Je n’invite personne à acheter cette album (leur deuxième), car cette galette est gonflante d’un bout à l’autre.

A tous les fans de death, si vous croisez la route de « Outre », passez votre chemin, ce disque n’a rien à vous offrir sinon un brouhaha à vous filer la migraine. Quand je pense que des groupes pareils arrivent à se faire signer sur des maison de disque, y’a de quoi se poser des question…


2008-08-28