ABSURDITY
URBAN STRIFE (MCD)
2007 chez Auto-Production


1. Bad Hangover (4:36)
2. Happiness (3:13)
3. Powered (2:45)
4. Bagga (2:16)
5. Star For A Day (2:37)
6. Payback (2:28)
7. Soul' Spirit (10:36)
8. Star For A Day (Bonus Track) (3:30) (Remix de zNo)


Fishbrain
Après avoir sorti leurs deux premières démos, les français d’Absurdity nous propose leur premier E.P. intitulé Urban Strife. Au programme, nous avons droit à 28 minutes de Death Metal à tendance Industriel et Hardcore sauce Fear Factory qu’on aurait accouplé avec Born From Pain. L’album est accompagné d’une bien belle pochette stylé, très apocalyptique et déstructuré.

Au travers de cet album, nous pouvons découvrir l’évolution musicales du groupe. D’une part, de leurs origines Death, il ne reste que la voix growlé, d’autre part, du Thrash, il ne reste plus aucunes traces. La voix d’Olivier se rapproche fortement de celle de Burton C. Bell de Fear Factory époque Soul Of A New Machine mais également de celle de Phil Anselmo de Pantera époque Cowboys from Hell. Le son d’Urban Strife actuel est un son gras et lourd, relativement lent ; un ensemble de bon gros riffs accompagnés d’une batterie omni-présente ainsi que de samples qui donne une touche industriel (la nouveauté au sein du groupe). D’un autre côté, les passages mid-tempo et les accélération sont représentatives des albums de Metalcore et de Deathcore actuels.

Les différents titres sont très proche les uns des autres, ce qui donne une certaine constante mais dans lesquelles se mélange beaucoup de styles. Par moment, l’énergie se dégage, par exemple avec Bad Hangover, Happiness et Payback mais le reste du temps, elle demeure étouffée. Malheureusement ça alourdit vachement l’ensemble de leur musique. Je doute que leur objectif soit de fournir un album aux tendances Doom Metal. L’album s’achève sur un dernier moment instrumental nous offrant une musique d’ambiance très futuriste et industriel, donnant l’impression d’être dans une usine robotique au milieu d’un monde dominer par les machines (une référence au thème majeur de Fear Factory ?). En bonus, une petite note d’humour avec le remix parodique de Star For A Day, version Star Academy et gros blast au shotgun sanguinolent.

L’album est intéressant mais manque de peauffinement. La lourdeur des sons atrophient la puissance qui devrait se dégager de l’album. On sent l’envie du groupe de vouloir bien faire et d’expérimenter le mélange de plusieurs influences mais un cadre plus précis et carré pourrait certainement fournir un meilleur rendu.

2008-08-13