HELLOWEEN
GAMBLING WITH THE DEVIL (CD)
2007 chez SPV


DISC 1

1. Crack the Riddle (Intro)
2. Kill it
3. The Saints
4. As Long as I Fall
5. Paint a New World
6. Final Fortune
7. The Bells of the Seven Hells
8. Fallen to Pieces
9. I.M.E.
10. Can Do it
11. Dreambound
12. Heaven Tells No Lies

DISC 2 - BONUS DISC

1. Find My Freedom (Japan Bonustrack)
2. We Unite (Bonustrack)
3. As Long as I Fall (Video Enhanced)
4. Trailer (Enhanced)

Bonustrack (American Release)
5. Never Surrender


MetalAngel : 18/20
Helloween est un de ces groupes pour qui l'esprit artistique passait avant tout par une certaine expérimentation. C'est ainsi, en suivant ce raisonnement, que naquit l'album sans doute le moins populaire des citrouilles allemandes, 'The Dark Ride'. Pourtant, cet album fût, pour moi en tous cas, le seul album vraiment jouissif du combo depuis le fameux 'Keepers Of The Seven Keys part II'. Et aujourd'hui, après deux albums plus ('Rabbit Don't Come Easy') et moins ('Keeper of the Seven Keys - The Legacy') dispensables, le groupe nous revient avec une offrande qui va en surprendre plus d'un !

En effet, 'Gambling with the Devil' révèle tout le génie de Michael Weikath et de ses sbires, ainsi qu'une pointe de nostalgie... Car, ce disque s'oriente vraiment vers le très bon et très agressif 'Walls of Jericho'. C'est en tous cas ce qu'indique le titre qui ouvre le bal, "Kill It", première véritable surprise de l'album : nous avons à faire à un Deris très en forme et aussi très en voix, puisqu'il nous démontre toute sa puissance et son savoir-faire de vocaliste en concurrençant explicitement son homologue britannique Rob Halford ! Deris semble particulièrement à l'aise dans ce registre et l'on ressent comme une pointe d'orgasme tout au long de cette chanson dynamique et impressionnante. Mais, ce qui suit est tout autant brut de décoffrage et se veut très proche du premier album des teutons. Peut-être que le rapprochement de Gamma Ray et de Helloween y est pour quelque chose... Toujours est-il que ce retour aux sources est assez plaisant, puisque Judas Priest est un groupe que j'apprécie énormément, les germains également. Certains titres peuvent en rappeler d'autres, plus anciens, tels que "The Saint", assez proche de "I Want Out" ou de "Silent Rain", par exemple, puis "Dreambound" et "Paint A New World", typiques du quintet. De même, "The Bells Of The Seven Hells" est ancré dans ce passé qui semble ressurgir brutalement en cette année 2007...Pourtant, "As Long As I Fall" et "Final Fortune", plus softs, nous ramènent au moment présent et nous exhibent le vaste champ de jeu et de composition de chacun des musiciens. De plus, leur présence est la bienvenue, puisqu'elle permet d'apaiser la tension et le rythme effréné qui règne ici. Les autres titres sont excellents aussi et portent la patte de la cucurbitacée. Par conséquent, pas de surprise à ce niveau-là. Le son est très clair et énergique, parfois un peu limite à l'ancienne, mais, tellement moderne, puisqu'il a été une nouvelle fois produit par Charlie Bauerfeind, le meilleur producteur sur l'ancien continent. Il a réussi à faire sonner l'ensemble de manière grandiloquente et solennelle et à capter l'essence même de l'esprit Helloween. Un véritable exploit qu'il faut saluer !

Helloween nous a, depuis 2005, révélé son goût renouvelé pour son passé (un titre tel que 'Keeper of the Seven Keys - The Legacy' nous a mis la puce à l'oreille). Mais, nous ne nous doutions pas de l'impact des premiers albums sur l'actuelle formation et ce nouvel opus marque un retour vers le futur certain et ne manquera pas de marquer tous ceux qui suivent le groupe depuis ses débuts avec Kai Hansen et Michael Kiske. Il s'agit d'une énorme surprise sous forme de bain de jouvence, qui nous amènera à réviser nos classiques. Très bel essai transformé ! IN-DIS-PEN-SA-BLE !!!

2007-09-26