SYBREED
ANTARES (CD)
2007 chez Listenable Records


1. Emma 0
2. Ego Bypass Generator
3. Revive My Wounds
4. Isolate
5. Dynamic
6. Neurodrive
7. Ex-Inferis
8. Permafrost
9. Orbital
10. Twelve Megatons Gravity
11. Ethernity



Julien : 17/20
Alors que je me voyais moribond dans cette nuée de groupes de métalcore mal dégrossis, je vois arriver le second album des suisses de Sybreed. Le nom ne me disait rien et même la plaquette explicative ne me rassurait pas. Du cyber-metal, mouais, mouais, mouais. Ca sentait encore le groupe pas original pour un sous qui a collé deux trois samples et puis basta. Encore une fois mon esprit s’est enflammé trop rapidement car la claque a belle et bien été au rendez-vous. Alors on peut y trouver des éléments qui commençaient à ne plus me faire sourire mais c’est tellement bien fait que je n’ai pu me résoudre…… J’ai headbangé.

Car ce second opus des suisses de Sybreed n’est pas un disque des plus banal. Ou comment l’humilité et le talent se conjuguent pour donner un disque qui sort des sentiers battus et rebattus par les Américains. La base est bien un métalcore alternant chant hurlé et chant pseudo clair mais la prestation de Ben est époustouflante. Aussi à l’aise dans les deux, il gère quasiment autant qu’un Burton C. Bell en grande forme. En parlant avec lui il vous avouera qu’il ne peut s’empêcher de faire un chant New Wave. C’était ça le mot qui me manquait. Ben est fan de New Wave et il nous le prouve. Une belle démonstration.
Mais il n’est pas le seul à être incriminé d’avoir faire un excellent disque. Après moult rebondissements, le groupe s’est retrouvé sans batteur et qui de mieux pour les sauver que notre Zoro national, Dirk Verbeuren ? De leur propre aveu ils se sont permis de faire des choses qui n’auraient pas pu imaginer avec leur batteur précédent. Résultat ça groove, ça envoie le bois sévère et on se régale. Mais le groupe a également su intégrer et digérer toutes ses influences. Résultat on dénote des petits passages black, des passages à la Meshuggah mais avec une grande intelligence d’écriture. Vous l’aurez donc compris ce disque est une mine profonde qu’il faut explorer en détails. Je ne pense pas avoir été le seul à me poser la question. Dès la deuxième écoute ce disque passe de sympa à mortel. Car non content de proposer des riffs ingénieux, c’est l’ambiance froide du disque qui impressionne. Selon le groupe, le son de Sybreed c’est 50% instruments et 50% les machines. Pourtant ces machines ne mangent pas la musique, au contraire elles la soulignent astucieusement. Encore une preuve de grande classe
La production est bien puissante et décollerait les oreilles de n’importe qui. Le mix des machines et des autres instruments est un équilibre solide qui donne froid dans le dos.

Un excellent second album qui va faire parler de lui. Le groupe s’est vu offrir la première partie de Pain fin octobre et il me tarde de voir la machine helvète sur scène. La classe.

2007-09-08