stench | | Le quatre mecs de Fear Factory n’ont pas fini de changer de chemin, et c’est encore le cas avec ce nouvel album. Apres un « Digimortal » que beaucoup trouvaient trop soft, puis un « Archetype » qui marquait un retour au métal plus violent de leurs débuts, voici venir ce « Transgression » qui change de nouveau de cap, en dirigeant le groupe vers des rivages une nouvelle fois plus doux. Il faut bien le dire, cette fois, c’est le chant clair de Burton qui semble être le plus présent, en laissant de coté les approches vocales les plus violentes. Le titre d’ouverture « 540000° Farenheit » est d’ailleurs emblématique de ce choix, puisque tout le premier couplet est chanté en voix mélodique. Il reste bien entendu des titres plus rentre dedans, comme « Transgression » ou « Spinal compression » qui mettent bien la patate avec une rythmique et un riff typique de Fear Factory. Mais la mélodie est vraiment omniprésente, que ce soit sur les refrains (la quasi totalité des morceaux, avec en tête « Contagion » ) ou sur le titre en entier, et certains sont vraiment éblouissants à l’image de « Echo of my scream ». Un album qui peut surprendre, et qu’on détestera si l’on attendait de la violence ; par contre, ce coté plus doux du groupe, une fois qu’on s’y est habitué, est vraiment plaisant. Apres plusieurs tentatives décevantes (les parties limites neo, bof…) , j’ai fini par apprécier cette galette, qui demande quelques efforts quand même. Un disque accessible, moins glauque que par le passé, enrichi de deux reprises, une de U2 et une de Killing joke, très réussies (c’est toujours le cas, avec Fear Factory, donc pas de surprise) et de trois morceaux live au son atroce, pire que beaucoup de bootlegs du groupe, qu’il conviendra d’oublier et de zapper. Avec le temps, on parlera d’un « grand » fear factory, j’en suis sûr ! 2005-10-06
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