GAMMA RAY
MAJESTIC (CD)
2005 chez Metal-Is Records / Sanctuary Records


1. My Temple 4.57
2. Fight 3.24
3. Strange World 5.03
4. Hell is thy Home 4.46
5. Blood Religion 6.53
6. Condemned to Hell 4.56
7. Spiritual Dictator 5.38
8. Majesty 6.23
9. How Long 4.06
10. Revelation 8.30

Bonustrack (Japanese Release)
11. Hellfire 4.37

Total playing time 58.26


Eternalis : 17/20
A l’heure de la déception du Land of the Free part II, j’évoque ce précédant album, largement plus inspiré et grandiose que la fade suite du chef d’œuvre du combo germain. Ayant été également déçu par le prédécesseur de cet opus (New World Order en 2001), je dois avouer que Majestic m’a collé une baffe comme je ne m’y attendais sûrement pas.

S’ouvrant sur le furieux My Temple, morceau ultra rapide et puissant dans la plus pure des traditions allemandes, offrant un refrain percutant de mélodies et une double pédale véritablement omniprésente assez jouissive. Et si le précédent avait pris une tournure beaucoup plus mid-tempo, celui-ci garde un penchant obstinément furieux. Que ce soit sur des brûlots speed tels le « priestien » Hell is thy Home ou le génial single Fight, cet album procure un plaisir que nous n’avions pas ressenti depuis la sortie du sublime Powerplant.
Variant les ambiances et les saveurs, la bande à Kai Hansen crée de véritables pièces maîtresses avec des morceaux comme Majesty et son intro vaguement orientale avant de tomber dans un déchaînement de décibels et de riffs tous plus assassins les uns que les autres, ou encore le magnifique Revelations qui clôt l’album dans une atmosphère très synthétique, dû à une judicieuse utilisation de claviers qui confèrent à donner une couleur différente d’un morceau épique typique.
Ici, l’on pourra presque parler d’orchestration tant les claviers sont prédominants, où ils fournissent avec rage un combat contre des guitares toujours aussi enchanteresses et sauvage avec des solos qui volent de partout dans tous les sens tous en gardant une cohésion musicale assez incroyable pour un groupe estampillé « True Metal ».

La paire guitaristique fait de véritables prouesses tandis que Dan Zimmerman produit un jeu toujours aussi carré, fiable et technique. Que dire de plus ? Les fans, je pense, apprécieront cette tension alimentant un album beaucoup plus sombre que d’habitude et surtout plus original.
Alors il est certain que la sortie du Land of the Free pt II est une réelle déception lorsque l’on s’aperçoit que le groupe en est venu à copier (plagier même, et le mot n’est pas trop fort) Iron Maiden et Judas Priest mais également ses propres morceaux en sortant des réédites de classiques comme Heaven Can Wait ou Rebellion In Dreamland.

Majestic reste néanmoins un grand disque qui compensera largement grâce à sa richesse l’attente du successeur de « Land… pt II ».

2008-11-09