Julien : 18/20 | Pas de nom, juste des symboles, voilà ce se trouve sur l’entête du quatrième opus de Led Zeppelin. Et pourtant ce disque galvanisera de millions de personnes grâce au titre que Plant considère comme une chanson de mariage, « Stairway To Heaven ». Plus qu’un titre c’est le symbole du groupe, la quintessence de la magie Led Zep. Qui peut oser dire qu’il ne connaît pas se titre et qu’il ne sait pas que c’est un titre de Led Zeppelin. Personne c’est bien ce que je pensais. Mais ce disque ne se résume pas un titre (aussi mythique soit il) et en l’écoutant de bout en bout on comprend pourquoi il fait parti des disque les plus vendus dans l’histoire de la musique, tout un symbole ou plutôt quatre symboles.
Car avant de que « Stairway To Heaven » ne vienne nous chatouiller les oreilles, il y a le très puissant « Black Dog » qui déboule. Preuve s’il en est, Led Zep est de retour avec la ferme intention de faire du gros Hard Rock qui défrise. Syncopé, riff travaillé, Plant en grande forme ce titre fait également parti des gros classiques du groupe et il n’y a pas besoin de réfléchir, longtemps. « Rock and Roll » est assez amusant car il partage beaucoup de similitude avec ce qui se faisait dans les années 50 sauf que passé dans la moulinette sonore de Page, cela devient un titre d’une tout autre dimension. Même si la rythmique est assez simple, le travail du son est appréciable et « Rock and Roll » se retrouve donc bien punchy. Appréciable. S’en suit la balade « The Battle Of Evermore » mais le problème c’est que lorsque l’on sait qu’il y « Stairway To Heaven » derrière, le doigt glisse assez facilement.
Nous y arrivons donc à ce mythe. Comment ne pas se prosterner devant un tel chef d’œuvre. Que ce soit la monté timoré de ma mélodie, le chant planant de Plant se mêlant habilement à la musique en ce début de morceau, la furie déclanchée par Bonham, le solo parfait de Page et les quasi hurlements de Plant sur le final, tout est parfait. C’est vrai, une multitude de sentiments passent en l’espace s’une seule et même chanson. Pas le titre le expérimental du groupe mais le plus poignant et le plus viscéral sûrement (et ce même si Plant n’a jamais vraiment expliqué le sens de ses paroles, mais comme ça chacun y voit sa propre histoire). Après ce déluge, bien difficile de faire bonne figure. « Misty Mountain Hop » est probablement l’un des titres les plus « simpliste » du groupe mais bon il nous permet de reprendre nos esprits après « Stairway To Heaven ». D’autant que le zeppelin de plomb nous a garder encore quelques petites surprises dont le fameux « Four Sticks » qui doit son nom à la performance de Bonham. En effet ce n’est pas avec deux mais bien quatre baguettes (deux dans chaque main) qu’il joue ce titre. Couplé avec un coté tribale (qui sera repris par les frères Cavalera), le résultats est garanti unique.
« Going to California » voit notre bon Jimmy sortir sa mandoline et l’on notera un échos féminin très beau qui donnera un coté très mystique à ce titre. Final avec un petit coup d’harmonica sur « When The Levee Breaks » et le groupe clôt en beauté ce disque aux allures de perfection.
Disque phare du groupe grâce à « Stairway To Heaven », il révèlera au fur et a mesure des écoutes. En effet afin de saisir toutes les nuances de ce disque mieux vaut ne pas écouter systématiquement « Stairway To Heaven », ainsi les autres excellents titres se seront pas écrasés par la légende et ils vous montreront des trésors parfois insoupçonnables.
2008-03-20
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