MINISTRY
THE LAST SUCKER (CD)
2007 chez 13th Planet Records


1. Let's Go
2. Watch Yourself
3. Life Is Good
4. The Dick Song
5. The Last Sucker
6. No Glory
7. Death and Destruction
8. Roadhouse Blues (ft. Casey Chaos/Amen)
9. Die In A Crash (ft. Burton C. Bell/Fear Factory)
10. End of Days Part One (ft. Burton C. Bell/Fear Factory)
11. End of Days Part Two (ft. Burton C. Bell/Fear Factory)


Fetus : 14/20
Ministry, avec House Of The Molé et Rio Grande Blood, était au sommet de son art et de son metal industriel si particulier et rageur. Malheureusement et heureusement, leur carrière se termine. Pourquoi malheureusement et heureusement ? Malheureusement car Al Jourgensen ne vas plus nous faire profiter de la musique qu’il fait avec Ministry, et heureusement car l’arrêt du groupe signifie également l’arrêt de Bush au pouvoir ! Vous avez du remarquer que depuis quelques albums, Georges. W Bush était devenu le concept de Ministry. Maintenant qu’il n’exercera plus son pouvoir, Ministry n’a plus de raison d’exister. Mais avant de mourir, nous avons le droit à un dernier album : The Last Sucker.

Et bien je vais vous dire que je suis fortement déçu de cet album. Pour le dernier cd d’un groupe, on s’attend à quelque chose de grandiose, un album révolutionnaire qui vous change la vie. Et ce n’est pas du tout le cas ici. Le style est toujours le même que dans Rio Grand Blood même si l’on remarque des influences d’avantages punk dès le premier morceau, « Let’s Go ». Le côté néo qu’avait acquit le groupe sur le précédent album (ce n’est pas un désavantage) a disparu.

Les compositions ont largement moins d’impact que sur les autres albums. Rappelez vous de « No W », une chanson culte de metal industriel ! Et bien il n’y a rien de cela dans The Last Suckers, malgré les compositions assez travaillées autant au niveau des guitares et des claviers/samples, comme dans par exemple « Watch Yourself » et « Life Is Good » qui nous plongent dans un concert de Ministry en plein milieu d’une usine où de gigantesques machines seraient en marche et s’actionneraient avec bruyance.

Les samples de discours de Bush sont toujours présents et font la marque de fabrique de certains albums de Ministry, tout comme les hurlements d’Al un poil modifiés reconnaissable entre mille. En fait, tous les ingrédients qui font de Ministry une formation imparable sont présents, mais ne marquent pas. Tout au long de l’écoute de l’album, l’auditeur (moi, en tout cas) ressent le travail fournis par les membres du groupe, mais un vide au niveau de l’impact des titres. Il y a quand même deux exceptions : « The Last Sucker » (le titre éponyme). Une chanson au riff excellent mais malheureusement qui se répète trop tout au long du titre. L’autre titre qui m’a marqué et « End Of Days (2) », qui termine l’album en beauté et qui m’a vraiment touché. Le titre fatal de Ministry que je n’arrive pas à décrire tellement sa beauté est grande et que j’ai hâte de voir en live cet été.

The Last Suckers est donc un bon album mais Ministry aurait pu faire cent fois mieux en sachant que c’est le dernier opus de leur carrière. Cela veut peut être dire qu’il vaut mieux pour le groupe qu’il s’arrête et que sa grande époque est finie. Il ne reste plus qu’à voir la dernière tournée qui j’espère dépassera les espérances que j’avais pour l’album.

2008-01-04