sargeist : 20/20 | Deuxième album pour les death-métalleux heavy et mélodique de Goteborg, dignes concurrents de Dark Tranquillity. Après un Lunar Strain époustouflant avec au chant Michael Stanne (actuel hurleur de Dark Tranquillity), et deux minis, In Flames nous revient en 1995 avec ce "Jester race" somptueux. Et un nouveau chanteur, Anders Fridèn, qui officiait justement sur le premier Dark Tranquillity. Ah les chaises musicales...
D'ailleurs on peut faire beaucoup de correspondances entre ces deux groupes, surtout strictement musicales, avec cependant une touche plus heavy pour In Flames et plus prog' pour DT. En tout cas des précurseurs dans ce genre death-soft-heavy-mélodique, en s'inspirant certainement des plus grands classiques de At the gates...
Venons en à ce disque: 10 titres, 40 minutes, une production très lisible pour tout les instruments, mais manquant à mon sens d'un peu de patate, surtout au niveau du mixage des guitares... mais ce ne sont de ma part que finasseries.
Le contenu artistique est tout bonnement époustouflant, une inspiration omniprésente. Morceaux de structure très variés, multiples breaks et contre breaks, sans prises de tete progressives... le dosage excellent quoi.
Arpèges et harmoniques à pleurer, petites touches folkloriques bien pensées, riffs tranchants, mélodies de guitares acoustiques facilement mémorisables,accélérations bien senties, évidemment quelques influences At the gates bien plaisantes pour les fanatiques absolues comme moi.
Une voix bien présente, guttural mais intelligible, on pourrais presque chanter par dessus.Une batterie efficace, quelques parties de doubles du plus bel effet. Basse peu présente et trop en retrait sur le mix, mais je finasse encore...
Tout sur cet album est magnifiquement dosé, interprété, et avec le talent et la grace inhérents aux (très) jeunes artistes qu'ils sont. Que dire de plus?
Un choc pour moi, une révélation quand j'ai pu voir le clip "Artifacts of the black rain" sur le défunt Headbanger's Ball MTV. Pas tant pour la qualité du clip (médiocre et sans moyen), mais plutot pour la qualité novatrice de ce groupe. Ainsi au beau milieu de ces moroses "nineties", on pouvait si magistralement faire évoluer un style tant décrié qu'était le METAL.Décrié par des gens "dans le vent" qui on tous disparus aujourd'hui. Parce qu'une évidence leur est venu: le Metal est éternel et il l'est, parce qu'il se développe encore et encore, à l'infini. Grace a ce genre de disque.
Un véritable Masterpiece à posséder, aussi grandiose que peut l'etre le "The Gallery" des cousins de Dark Tranquillity. Deux monuments du Metal qui s'écoute encore avec plaisir après 200 écoutes, un peu comme les Maiden...
Nan je vais plutot mettre 20 ;-)
ARG 2006-01-26
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