Fabien : 13/20 | Suite au départ du charismatique Karl Willets, Bolt Thrower a désormais la tâche difficile de recruter un nouveau chanteur. Le groupe anglais intègre judicieusement Martin Van Drunen (Pestilence, Asphyx, Comecon) dans ses rangs, bénéficiant de son timbre unique, mais affronte finalement son forfait après deux années, sans le moindre enregistrement à la clé. Heureusement, Dave Ingram (Benediction) rejoint la bande, participant ainsi aux sessions de Honour Valour Pride, le 7ème album de Bolt Thrower.
A l’image de sa pochette aux illustrations guerrières rappelant les terribles scènes de bataille de Realm of Chaos et War Master, Honour Valour Pride annonce le retour de Bolt Thrower vers les sonorités crues de ces deux albums, les passages tapageurs en moins. Bénéficiant de rythmique carrées et imposantes, grâce à la précision du jeu de batterie Martin Kearns et la puissance des guitares de Gavin et Barry, Bolt Thrower retrouve ainsi la lourdeur qui le caractérise, délaissant quelques peu les accents mélodiques de For Victory et Mercenary.
Les growls monocordes de Dave Ingram, presque narrés, renforcent également le style terrassant d’Honour Valour Pride, qui assomme l’auditeur par quelques brûlots bien trempés, à l’image des redoutables Inside The Wire & K-Machine. Andy Faulkner dote de surcroît l’album d’une production claire, mixant admirablement la basse de Jo Bench, trop souvent en retrait, apportant toute la puissance demandée par la machine de guerre britannique.
Sans révolutionner toutefois son style, Bolt Thrower revient avec un Honour Valour Pride plus incisif et plus inspiré que Mercenary, écrasant du coup nombre de formations death metal actuelles. En développant son death 38 tonnes avec une détermination sans faille, le bataillon de Coventry confirme ainsi la bonne santé du death métal en cette année 2001.
Fabien. 2007-03-31
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