Fabien : 19/20 | Fort d’une réputation à toute épreuve depuis le terrible Realm of Chaos, Bolt thrower retourne aux Slaughterhouse Studios en septembre 1990 pour les sessions de son troisième album. Précédé de quelques semaines par le EP Cenotaph, War Master sort en février 1991, affichant fièrement de nouvelles illustrations Warhammer, symbole de la puissance de feu et de l’invincibilité de la formation britannique.
Bien que Bolt Thrower conserve son côté massif et guerrier, il réussit brillamment à faire évoluer sa machine de guerre. En effet, délaissant ses accents grind développés jusqu’à lors, le groupe s’ancre définitivement dans un death metal à dominante middle tempo. Le groupe conserve toutefois ses passages tapageurs, mais parvient désormais à mieux les maîtriser, grâce à la précision du jeu de batterie d’Andy Whale et aux riffs clairs de Gavin et Barry.
Bolt Thrower écrase une nouvelle fois tout sur son passage, libérant une puissance phénoménale, renforcée par la profondeur des vocaux de Karl Willets et la production béton de Colin Richardson. Chaque titre lâche une rafale de riffs incisifs et percutants, se gravant irrémédiablement au plus profond du subconscient de l’auditeur, à l’image des redoutables What Dwells Within et Cenotaph.
Concentré de rythmiques assassines, mais également incroyablement subtil, War Master s'inscrit parmi les réalisations death métal les plus marquantes du début des années 90, confirmant Bolt Thrower au rang des formations les plus meurtrières de l’époque. Parallèlement, il annonce aussi les prémices de l’assagissement du groupe, avec son titre Afterlife et son final somptueux, aux harmonies et aux soli particulièrement soignés. Du grand art !
Fabien. 2007-05-08
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