Fabien : 13/20 | Merciless Death, à l’instar de Municipal Waste, est fermement décidé à faire revivre le thrash des années 80’s. Les Waste sont par contre plus orientés Anthrax, D.R.I ou Nuclear Assault, alors que Merciless Death est plus cru, balançant une musique au croisement des premiers Kreator, Destruction, Razor & Dark Angel.
Le groupe se forme en Californie en 2003 autour des frères Torrès et du guitariste Dan Holder, puis, après une démo enregistrée en 2004, il autoproduit deux ans plus tard son premier album, finement intitulé Evil In The Night. En mars 2007, la petite structure Heavy Artillery commercialise finalement la réalisation en format vinyle et CD, commandant au passage une nouvelle pochette au maître Ed Repka, qui se fait un malin plaisir à signer une superbe illustration, genre vintage horror movie.
A l’image de la couverture d’Evil In The Night, Merciless Death est vraiment thrash retro jusqu’au bout des ongles : l’intérieur du livret présente le groupe avec baskets hautes, badges & patchs de rigueur, ainsi qu’un assemblage de photos comme à la vieille époque, sans oublier la liste remerciant tous les vieux groupes thrash, ainsi que les fuck off traditionnels. Enfin, les paroles complètent le tableau, aux titres comme Burn In Hell ou Final Slaughter, particulièrement évocateurs.
Côté musique, le groupe ne s’embarrasse d’aucune fioriture, jouant un thrash direct sans compromis ; les guitares sont très agressives et balancent des rythmiques rapides, à la old Possessed & Destruction, supportées par la voix d’Andy Torres, aussi râpeuse que celle de Steve Souza, et par des soli rapides comme l’éclair. Enfin, avec une production rugueuse à souhait, mais aussi relativement claire, l’ambiance thrash 80’s est ainsi restituée à la perfection, et le tout dépote sévèrement. Les morceaux ne sont certes pas hyper techniques et tous plus ou moins bâtis sur la même recette, donc même si le disque est expédié en 25 minutes, on ne peut s’empêcher de trouver au final une certaine linéarité.
Même s’il est moins fouillé que les réalisations de Municipal Waste, Evil In The Night est un album néanmoins très intéressant, à conseiller au thrasher nostalgique des eighties, désirant avant tout écouter un speed direct, et passer un bon moment en se déboîtant tranquillement la tête, et de ce côté-là, le disque est fichtrement réussi.
Fabien. 2007-07-06
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