Julien | Cette année sera chargée en métal à chant féminin. Nightwish, Within Temptation, After Forever et maintenant le quatrième fer de lance du mouvement, j’ai nommé Epica. Mark nous l’annonçait dans l’interview a paraître, ce disque est le plus heavy et le plus abouti du groupe. A croire que tout le monde se donne le mot pour muscler ses compos ! Le groupe nous promet par contre une évolution inattendue de sa musique qui le fera avancer à grands pas. Alors info ou intox ?
La réponse ne se fait pas trop attendre. L’intro instrumentale nous plonge directement dans le nouvel univers du groupe. Voilà quelque chose qui diffère d’entrée, ça sent bon ! Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises car dès le second titre on ressent que Mark a musclé ses compos. Tout en restant gardant un aspect symphonique, les morceaux reposent d’avantage sur des guitares très heavy. Mieux, les riffs sont plus riches et moins redondants. Je pourrai dire que nous découvrons quasiment un nouveau Epica, plus riche, plus varié, en gros plus abouti. N’aillez crainte, vous ne serez quand même pas totalement dépaysés ! Tout ce qui fait la musique d’Epica est bien présent et ce disque ne représente pas non plus un virage a 180°, c’est juste que l’on sent une véritable envie de la part de Mark d’aller de l’avant, d‘emporter son groupe sur des terrains plus personnels.
Concernant le titre « The Obsessive Devotion », on se prend rapidement au jeu et les quelques 7 minutes qui composent ce titre passent comme une lettre à la poste. Nous avons d’ailleurs droit durant tout l’album à quelques touches légèrement orientales, que se soit dans la voix de la belle Simone ou dans les ambiances des titres. Bon il va quand même falloir que je sois un peu méchant avec certains titres, sinon ma chronique paraîtra trop simpliste. Juste petit bémol donc avec « Never Enough » qui est le titre tâche de l’album. Simpliste et sans intérêt, il ne mérite qu’un zappage en règle !
Plus de peur que de mal, car suivent avec bonheur les parties VII, VIII et IX de « The Embrace that Smothers ». Cet excellent fil conducteur présent depuis le premier album de After Forever est de nouveau à l‘honneur et les trois nouvelles parties sont tout bonnement excellentes, elles justifient a elles seules l’achat de ce disque.
Mais l’évolution va encore plus loin, car le chant a lui aussi changé. Mark a d’avantage travaillé ses intonations. Au final, plus de kniak kniak aigus, mais un vrai chant death qui déménage ! Quand a Simone, elle parvient à moduler ses envolés lyriques et à mieux les contrôler, évitant avec brio la surenchère. La grande classe !
On va quand même mettre un second bémol concernant la production de ce nouvel album. Pour du métal symphonique, c’est un peu léger... Côté orchestrations, ce disque se révèle étonnamment pauvre, presque minimaliste ! Il manque la présence d‘un vrai orchestre aux intonations puissantes. Heureusement, les compos sont suffisamment excellentes pour que cela passe bien, c’est un défaut qui s’oublie rapidement !!!!!
Voici donc une véritable réussite du point de vu de la composition et des évolutions vocales. Les fans s’y retrouveront avec bonheur et les néophytes pourront découvrir un album qui vaut véritablement le coup. Ultime bonus, un solo de guitare inhabituel sur « Beyond Belief », si c’est pas la classe ça !!!!!!!!!!!!!
2007-07-26
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