Thekilling666 : 17/20 | Après un Digimortal (2001) qui n’avait pas laissé de souvenirs impérissables (et c’est vrai que son achat n’est pas indispensable), FEAR FACTORY devait voir sa carrière se terminer ainsi et c’est un peu par hasard que Archetype a vu le jour.
Et le hasard fait parfois bien les choses car avec cet album on peut enfin dire que FEAR FACTORY n’est pas le groupe d’un seul album (Demanufacture, 1995).
Bon, alors celui-ci n’égale pas tout à fait un Demanufacture, qui avait en plus pour lui, en dehors de ses qualités intrinsèques, l’avantage de l’originalité.
Toutefois, cette nouvelle production est celle dont la génétique se rapproche le plus de celle de son glorieux ancêtre, car les compositions sont vraiment dans la continuité de celles de 1995 et très proches dans leurs qualités. La seule inclinaison qui me semble perceptible ici c’est que le côté mélodique est plus présent, ce qui diminue logiquement le niveau de violence.
On dira donc que sur Archetype les morceaux sont, en général, moins rentre-dedans. Rien de grave toutefois, cela reste du Thrash Industriel bien violent, comme sur « Bonescraper » notamment. Cette nouvelle production ne dénote alors pas particulièrement et s’inscrit presque parfaitement dans la lignée de leur meilleur album. On retrouve toujours des vocaux rageurs, du gros riff et du blast balancés avec régularité, une batterie qui pilonne tout avec la précision d’un métronome, quelques nappes de synthés qui viennent renforcer une ambiance industrielle/cybernétique.
Les premiers titres « Slave Labor », « Cyberwaste » et « Act of God » en sont le parfait exemple. Le titre suivant « Drones » est un peu une synthèse de tous ces éléments, mais se fait déjà plus mélodique dans son refrain, mélodie encore plus accentuée sur « Archetype ». Car il faut dire que Burton C. Bell chante très bien en voix claire, comme sur « Bite The Hand That Bleeds » ou « Undercurrent ».
Enfin, l’album se termine aussi ici par un instrumental au synthé « Ascension » (en fait l'album se termine par "School" une reprise de NIRVANA mais on peut considérer que "Ascension est la fin logique, naturelle, de l'album) de toute beauté comme à la grande époque, dont l’arrivée est préparée par le titre plus calme « Human Shields ».
Que dire en conclusion ? Eh bien tout simplement, si vous aviez aimé Demanufacture, précipitez-vous également sur celui-ci, ce serait particulièrement étonnant que vous ne l’appréciiez pas.
Seulement attendez-vous à plus de refrains mélodiques, une rage un peu atténuée, et une ambiance également un peu moins réussie. Mais cela reste très bon tout de même. Une seconde place dans leur discographie. Note : 17/20.
Thekilling666 2009-06-01
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