Mika_Helvetia : 20/20 | Ca y'est Behemoth l'a fait... Quoi donc ? eh bien ce que je me demandais après Demigod c'est s'ils pourraient faire mieux... et c’est réussi !!!! L'album The Apostasy -ce qui signifie l'état de rejet de ses croyances religieuses ou politiques pour quelque cause- est un véritable chef d'oeuvre musical, technique, textuel et original. Mais voici un grand mot qui fait bien souvent peur dans un milieu tel que le Black Metal. En effet, combien de fois nous a-t-on servi une soupe à la place d'un steak au nom d'une originalité qui équivalait à enfoncer des vis avec un marteau. Et c'est là le point fort de The Apostasy ; Behemoth a su se servir de tournevis différents ! Pour en revenir à Demigod, c'est album sans faux pas laissant une impression de terreur guerrière et de destruction mais qui avait peine à aller plus loin et si The Apostasy est toujours aussi imposant, il laisse une impression plus ténébreuse, qui prend plus aux trippes en laissant une athmosphère malsaine à son écoute. Ceci s’explique par l’instrumentale très variée et originale pour un groupe de Black Death… une instrumentale qui aurait pu être utilisée (différemment) par un groupe Sympho. En plus des chœurs (deux sopranos, deux altos, deux ténors et un basso) on trouve des instrumentales classiques (piano, trompette, trombonne…) en parfaite adéquation avec l’esprit de poing d’acier, écrasant tout sur son passage et ce de façon très martiale, que dégage Behemoth. Ces chœurs et cette instrumentalisation permettent donc de donner un côté plus mystique et diabolique à l’œuvre, ce qui est un plus par rapport aux opus précédents. Une impression de puissance alliée à un côté très sombre, beaucoup plus Black que sur Demigod par exemple. Mais revenons aux instruments traditionnels du groupe. La batterie est toujours aussi rapide alternant blasts, roulements et rythmiques martiales très carrées. Les guitares atteignent un excellent niveau technique et donnent du relief aux morceaux grâce l’utilisation de très nombreux solos parfaitement exécutés. La voix de Nergal est reconnaissable à la première écoute mais semble plus travaillée et ceci me fait arriver au point le plus inattendu de cet album ; l’utilisation des voix claires sur le morceau Inner Sanctum qui laissent une impression très négative et très sombre.
La preuve que l’on peut être original sans dénaturer le genre, les objectifs d’évolution et de surpassement du passé sont atteints dans un esprit ténébreux et destructeur. Album que l’on pourrait qualifier de parfait si la perfection existait !
2007-07-09
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