VISCERAL BLEEDING
TRANSCEND INTO FEROCITY (CD)
2004 chez Neurotic Records


1. Merely Parts Remain
2. Fed to the Dogs
3. Indulge in Self Mutilation
4. Fury Unleashed
5. Trephine the Malformed
6. All Flesh...
7. Clenched Fist Obedience
8. Fire Took His Face
9. When Pain Comes to Town


Fabien : 14/20
Visceral Bleeding se forme en 1999 à Malmö, autour de son compositeur principal Peter Persson, délivrant un death brutal & technique proche de la scène US, à l’instar d’Anata ou Aeon, loin des accents mélodiques pompeux de la plupart de ses compatriotes. Après son premier album Remnants of Deprivation sorti en 2002, le groupe signe alors un précieux contrat avec l’écurie Neurotic Records, débouchant sur les sessions de Transcend Into Ferocity aux Flatpig Studios de Robert Ahrling (Origin Blood), et sur sa commercialisation en mai 2004.

D’emblée, l’album frappe par la rapidité et la précision du couple rythmique de Tobbe & Calle, soutenant les riffs atypiques & alambiqués de Peter & Marcus, aux jeux d’une dextérité stupéfiante, malgré l’incroyable vitesse d’exécution. La ressemblance entre Visceral Bleeding & Spawn Of Possession est en ce point marquante, accentuée par le guttural de Dennis Röndum, vocaliste au sein des deux formations, à ce moment.

Depuis l’intraitable Merely Parts jusqu’au terrible When Pain Came, Transcend Into Ferocity martèle ainsi à une vitesse hallucinante, ne calmant le jeu qu’à de très rares occasions, le temps d’un court break à l’image de Trephine The Malformed, pour repartir encore de plus belle. Balançant des titres se détachant difficilement les uns des autres, l’album donne ainsi l’impression d’un 33 tours défilant en vitesse 45, ne durant fatalement que 28 petites minutes, tant ses partitions sont accélérées.

Dans la lignée du death brutal et complexe de Necrophagist, Psycroptic ou Spawn Of Possession, le quinquet suédois impressionne ainsi par sa maîtrise et sa vitesse désarmante. Parfaitement mis en valeur par sa production claire et puissante, Transcend Into Ferocity reste un vrai régal pour les brutes musicales, préférant un déballage technique à toute forme de mélodie ou d’atmosphère particulières. En cette année 2004, Visceral Bleeding se place en effet dans le peloton des formations brutal death les plus intéressantes, au potentiel formidable, devant toutefois paufiner ses ambiances et s’affranchir de ses influences encore évidentes, afin d’acquérir une véritable personnalité.

Fabien.

2008-03-20