Nattskog : 18/20 | Dissection n’est pas un groupe tout jeune. C’est même avec ce groupe que je suis tombé dans le gouffre du metal extrème… ça ne me rajeunit pas (lol).
Alors « Storm of the Light’s Bane » n’est pas le premier album de DISSECTION, mais il est le dernier pour encore quelque temps. Le temps que Nödtveidt, chanteur et leader du groupe sorte de taule.
Dissection est spécialement intéressant parce qu’il m’a fait découvrir l’univers du metal, mais ça vous vous en foutez, alors il est aussi intéressant parce que ce groupe a créé un style qui ne ressemblait à rien de connu lorsqu’il est apparu… le style communément appelé « le black à la Dissection », qui est en fait le black mélodique. Et le black mélodique n’a jamais été aussi bien représenté que sur cet album.
Au premier abord, et entendu l’introduction, il faut bien dire que ce sont les guitares qui font tout : elles sont utilisées comme nulle part ailleurs. Pour s’en persuader, l’écoute de l’introduction (« At the fathomless depths ») devrait suffire… à elles seules elles installent l’ambiance très morbide de l’album. Pas besoin de claviers ni d’autres accessoires. Une marche funèbre à la guitare… du jamais vu !
Sur le reste de l’album, sans le génie de Nödtveidt, on ressentirait presque trop les influences heavy… mais en beaucoup plus noire que dans ce style… la pochette n’est pas étrangère à cela, et Necrolord a bien su capter l’atmosphère du disque. Satan n’est pas la star ici, mais bien la Mort (la faucheuse pour les habitués). Plus qu’un symbole, elle semble être leur instrument… le bras qui les anime. La condamnation du leader pour complicité de meurtre en est peut-être la cause… ou la conséquence ?
Le batteur aussi est excellent ! Les syncopes, la double et les blasts sont extras ! Nos suédois rivalisent avec les norvégiens de l’époque ! Une technique de death pour un album de black.
En fait, je pense que le seul défaut de cet album à l’heure actuelle, c’est le son : il était très bien à sa sortie, mais à présent, il est dépassé. La production mériterait largement d’être aussi bonne que celle du dernier Dimmu Borgir… mais à l’époque, les moyens étaient différents.
La plupart des gens classent ce groupe dans le death, ou death black. Mais il faut bien garder en tête que cet album est un album de black ! Il n’y a pas d’influences death là dedans : les atmosphères sont morbides, les morceaux ne sont pas trop techniques, le chant est black et les paroles sont des thèmes du black.
Bon voilà. C’était la chronique « nostalgie ». Pour le groupe qui m’a fait découvrir le metal extrème, il est difficile d’être impartial… je ne peux que mettre une bonne note. De toute façon, c’est une référence pour beaucoup !
2004-06-02
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