CANDLEMASS
KING OF THE GREY ISLANDS (CD)
2007 chez Nuclear Blast


1. Prologue
2. Emperor of the Void
3. Devil Seed
4. Of Stars and Smoke
5. Demonia 6
6. Destroyer
7. Man of Shadows
8. Clearsight
9. The Opal City
10. Embracing the Styx

Bonustracks
11. At the Gallows End
12. Solitude


Julien : 16/20
Chez Candlemass on n’aime pas rester en place et l’on aime bien se mettre en danger. C’est en tout cas l’impression que donne le groupe, Messiah Marcolin étant une vrai arlésienne. Un coup je suis la, un coup je me casse et au final que reste il a l’orée de ce nouvel album. Des compos finalisées et pas de chanteur emblématique. Ca part quand même mal, surtout lorsque l’on connaît le talent de Messiah. C’est donc avec l’excellent Robert Lowe (Solitude Aeternus) qui va se charger de cette lourde tache.

Le mieux c’est de dire que le bougre s’en sort admirablement bien. Les fans feront la différence bien sur mais le fossé qui le sépare de Messiah est bien mince. Ce n’est guère qu’une mini fissure. Tant mieux car on trouve dans ce King Of The Grey Island quelques petites pépites du meilleur effet.
Tous les éléments qui ont fait la renommé du groupe sont présent. On y retrouve des rythmiques aussi pesantes que déprimantes mais surtout on retrouve une véritable patte. Le Candlemass des débuts est de retour a son quasi meilleur niveau. Je dis quasi car si certains titres sont assez monstrueux on y retrouve aussi des titres beaucoup moins inspirés. On peut dire que c’est bien dommage car si l’on y regarde de plus prêt un titre comme « Destroyer » est ce que Candlemass peut faire de mieux. Typique mais en même temps moderne ce titre est l’apogée de ce que l’on pourrait qualifier de renouveau. Au contraire un titre « Man Of Shows » ne sait pas trop ou il va et à la deuxième écoute, il sera zappé sans hésitations. On va dire qu’il y a 40% de titres passables ce qui au final est quand même un bon score compte tenu des déboires du groupes juste avant l’enregistrement.
Indépendamment la production est très léché et l’on identifie rapidement le son lourd et pesant (ou inversement) du groupe. Trois suffisent a comprendre le message du groupe. Rock’n Heavy a souhait.

Bon nous voilà quand même rassurez sur l’avenir du groupe. Il faudrait simplement voir a arrêter de changer le line-up tout les 2 mois afin de ne pas tomber dans un syndrome Dallas. Reste que cet album est de bonne qualité dans son ensemble et que la prestation de Robert Lowe est impressionnante de maîtrise.


2007-05-21