NOKTURNEL
NOTHING BUT HATRED (CD)
1993 chez JL America


Suite à erreur dans le livret et dans le découpage du CD, le bon ordre est le suivant :

1. Human Termite
2. No 2nd Chance
3. Sliding Down The Razor
4. Global Suicide
5. Skonopolator / My Hell
6. Final Punishment
7. Target Planet
8. Revenge of the Corpse
9. Revenge of the Corpse (suite)
10. Welcome to N.J.
11. Poltergeist


Fabien : 14/20
Formé en 1989 par Tom Stevens, Nokturnel est une figure de la seconde vague death US, aux côtés d’Human Remains, Revenant, Ripping Corpse ou Damonacy. Après ses deux démos You Dont’ Have a Chance et Welcome To N.J, le groupe rejoint alors Killing Addiction et Morpheus Descends au sein du petit label JL America, se concluant par la sortie de son premier album, Nothing But Hatred, à l'automne 1993.

Plus loin encore que la vitesse de Swallowed In Black ou Extreme Condition (Sadus, Brutal Truth), Nothing But Hatred balance un death thrash d’une rapidité et d’une violence inouïes. Le couple basse / batterie blasté de Martin O’Connor et d'Erik Young, terriblement brutal, soutient alors les riffs et les soli déjantés de Tom Stevens, qui éructe de surcroît des vocaux criés complètement barrés, d’une agressivité rarement entendue.

Malheureusement, Nothing But Hatred se compose de deux sessions distinctes aux Mix-O-Lidian Studios, dont la première affiche une qualité perfectible, étouffant l’ensemble et limitant dès lors cruellement son impact. Les choses sérieuses commencent alors lors la seconde partie, à partir de Final Punishment (le 6ème titre en considérant l’erreur du tracklisting), où les guitares de Stevens gagnent en incision et en précision, grâce à leur bien meilleure capture.

Dès cet instant, le death thrash de Nothing But Hatred prend toute son ampleur, laissant littéralement le deathster sur les rotules, tant sa débauche de violence et la dextérité de ses interprètes impressionnent. Le point culminant est alors atteint avec le redoutable Revenge Of The Corpse & son break lacérant, et l’indétrônable Target Planet, l’un des instrumentaux les plus incroyables de toute l’histoire du deathmetal, basé une vitesse d’exécution, une technique, et une rafale de riffs démentiels.

Anti Mélodique et inesthétique au possible, à commencer par sa pochette affreuse, Nothing But Hatred ne se réserve qu’au deathster le plus averti, tant son tourbillon d’agressivité & de folie pure est déconcertant et difficile à maîtriser. Malgré toute son originalité, la différence de qualité entre ses deux sessions lui confère une demi teinte certaine, ce dernier se montrant nettement plus convaincant dans sa seconde moitié.

Fabien.

2007-11-29