Fabien : 18/20 | Dark Angel, précurseur de la scène thrash US, fait forte impression en 1984 lors de la sortie de We Have Arrived chez Axe Killer (un label français !), en présentant des rythmiques particulièrement violentes pour l’époque. Il suscite alors l’intérêt de Combat Records, jeune label new-yorkais, qui leur offre un contrat pour leur second album, le diabolique Darkness Descends.
Dès sa sortie, le disque est acclamé par la presse et les thrashers, faisant l’effet d’une véritable bombe. En effet, si le 1er album pose les bases de la musique de Dark Angel, Darkness Descends affirme carrément le style de la formation californienne, en balançant un thrash radical et agressif, d’une pureté exemplaire.
Darkness Descends commence sur une intro particulièrement lourde, puis enchaîne sur des rythmes d’une rapidité affolante, contenant des accélérations démentielles, à l’image de Hunger Of The Undead, contrecarrés par des breaks parmi les plus meurtriers jamais entendus, notamment sur les terribles The Burning Of Sodom & Death Is Certain. En 35 minutes, la musique n’offre aucun moment de répit, délivrant une violence concentrée qui déboîte tout sur son passage, mais pourtant terriblement contrôlée.
Il faut dire que Gene Hoglan en personne squatte désormais derrière les fûts, apportant une puissance de feu et une précision dévastatrices. A l’époque, ce dernier est d’ailleurs considéré, à juste titre, comme la crème des batteurs thrash, avec son collègue Dave Lombardo. Ainsi, sur un tel martèlement rythmique, Jim Durkin et Eric Meyer assomment l’auditeur avec une tonne de riffs, tous aussi tranchants les uns que les autres, sans être ultra démonstratifs pour autant. Enfin, les cris haineux de Don Dotty libèrent une énergie phénoménale, apportant ainsi un surcroît de haine à l’ensemble des compositions.
Dans l’ombre de Peace sells, Master Of Puppets ou Reign In Blood, sortis chez des majors en cette même année 86, Darkness Descends ne connaît pas les mêmes ventes, la faute à son statut plus underground. Pourtant, cet album d’une qualité irréprochable rappelle à chacun ce que les mots violence & riff veulent dire. Sa contribution sur la scène thrash est énorme, et son statut culte largement mérité. A conseiller à tous les thrashers et deathsters qui ne l’ont pas déjà.
Fabien. 2007-06-19
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