BORKNAGAR
THE OLDEN DOMAIN (CD)
1997 chez Century Media


1. The Eye of Oden
2. The Winterway
3. Om Hundredeaareralting Glemt
4. A Tale of Pagan Tongue
5. The Mountains Rove
6. Grimland Domain
7. Ascension of Our Fathers
8. The Dawn of the End


Fabien : 16/20
Suite à ses débuts remarqués sur Malicious Records, Borknagar décroche rapidement un contrat avec la puissante écurie Century Media. Entouré du line up imposant du premier album (Garm, Grim & Ivar Bjørnson d’Arcturus, Gorgoroth & Enslaved), complété par le talentueux Kai K.Lie à la basse, son leader Øystein G.Brun rejoint alors les célèbres Woodhouse Studios de Dortmund pour les sessions de The Olden Domain, commercialisé en août 1997.

Aux influences Frost et Eld d’Enslaved, The Olden Domain marque l’orientation de Borknagar vers un son viking black plus progressif, opposant brillamment guitares & vocaux black à moult mélodies épiques & passages au chant clair. Sur le couple rythmique riche de Grim et Kai K.Lie, Øystein G.Brun délivre des riffs agressifs soutenant les vocaux black de Garm, puis passe à un jeu aérien, renforcé par le chant de Garm devenu clair et les claviers atmosphériques d’Ivar Bjørnson, dégageant une dimension épique somptueuse.

Ainsi, la vigueur des passages black de The Eye Of Oden ou The Winterway cèdent rapidement la place aux nombreux refrains et breaks faits de mélodies subtiles, intégrant des parties acoustiques ou des choeurs viking dans la plus grande harmonie. Bien que ses deux interludes ne contiennent pas la même intensité émotionnelle, The Olden Domain garde néanmoins cette grande force au fil de son avancée, se concluant alors par le magnifique The Dawn Of The End, l’un des titres les plus précieux de Borknagar, avec son final parmi les plus beaux et les plus prenants de la longue histoire du métal norvégien.

Album décisif sur la scène black progressive nordique, grâce à son avant gardisme et à ses accents épiques délicieux, The Olden Domain ne hisse pourtant pas Borknagar parmi les maîtres du post black norvégien, mais l’installe en revanche parmi ses incontournables outsiders. Malgré ses quelques imperfections, comme le chant de Garm parfois discutable, The Olden Domain affirme ainsi un caractère entier, imposant toute sa richesse, sa profondeur et sa beauté.

Fabien.

2007-11-16