Fabien : 15/20 | Après des passages très remarqués sur Spiritual Healing, Cause Of Death et Death Shall Rise (respectivement de Death, Obituary et Cancer), notamment pour la qualité de ses leads, le guitariste James Murphy décide de s’embarquer seul dans l’aventure death metal. Il fonde alors Dinsincarnate avec le vocaliste Bryan Cegon, et enregistre rapidement la démo Soul Erosion en 1992, sous la houlette de Scott Burns, en s’aidant du fabuleux batteur Alex Marquez (M.Creation, Solstice, D.Hammer) lors des sessions.
Une petite année d’existence et une maquette trois titres, de très bonne qualité d’ailleurs, suffisent amplement à l’écurie Roadrunner, qui s’empresse de signer le groupe, flairant un bon coup commercial. Dans la foulée, le line up de Disincarnate est complété, Dreams Of A Carrion Kind est composé et est enregistré avec l’ingénieur du son Pete Coleman, et atterrit enfin dans les bacs en mars 1993.
L'album s’ouvre sur Stench Of Paradise Burning et Beyond The Flesh, deux titres particulièrement équilibrés, aux riffs heavy et soignés, et aux soli d’une conception remarquable. L’album poursuit ainsi un death metal mid tempo, sur des rythmiques complexes, mises en valeur par les leads de Murphy, aérant considérablement les morceaux. Enfin, le final est de toute beauté, dévoilant le superbe Immemorial Dream, une outro instrumentale acoustique, rappelant l’aura du très grand Testimony de Pestilence.
Disincarnate présente ainsi un death metal tout en finesse, mais peut-être justement un peu trop posé. En effet, le côté mid tempo de l'album lui confère au final un caractère un peu trop poussif, à mon goût ; il manque quelques passages de violence accrue, permettant de lui donner beaucoup plus de relief. De plus, les riffs certes très techniques, n’ont également rien d’exceptionnel, formant ainsi des morceaux certes remarquables, mais manquant hélas d’originalité.
Dreams Of A Carrion Kind, malgré une qualité technique indéniable, ne représente donc pas l’album culte de James Murphy, qu’une majorité de deathsters attendaient, faute à une barre ayant sans doute été placée un peu trop haut. Le disque reste néanmoins une réalisation death metal remarquable, à recommander en premier lieu aux fans du death metal posé de Death et de Pestilence.
Fabien.
2007-07-25
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