Fabien : 12/20 | Peu après la sortie de Death Shall Rise, le célèbre James Murphy quitte Cancer pour se concentrer sur son projet Disincarnate, étant rapidement remplacé par le guitariste Barry Savage. Le quatuor britannique retourne alors en studios début 1993, quittant cette fois Scott Burns et les Morrisound Studios en Floride, pour un enregistrement sur ses terres, sous la houlette de Simon Effemey. The Sins of Mankind sort finalement en juin 1993, pour le compte de la fidèle écurie Vinyl Solution.
A l’image de la superbe peinture du maître Joseph Paul Pettit, Cancer délaisse désormais le côté gore des deux premières réalisations. Le groupe ajoute une coloration thrash à son death metal originel, et accroît parallèlement sa technique, grâce aux rythmiques plus complexes de Carl & Ian, soutenant les riffs plus étoffés du nouveau duo John / Barry. Enfin, bien que le ton général soit relativement rapide et agressif, Cancer calme parfois brillamment le jeu, le temps du très bel acoustique Pasture Of Delight ou du middle tempo Under The Flag.
Malgré tout, The Sins of Mankind demeure beaucoup moins marquant. Cancer a certes gagné en technique et en diversité, mais lâche des riffs malheureusement moins accrocheurs que par le passé. La production de Simon Effemey est également brouillon, privant les guitares de la puissance nécessaire à leur expression.
Alors que nombre de formation death sont en perte de vitesse en cette année 1993, Cancer loupe lui aussi le coche avec son troisième album. The Sins of Mankind manque en effet de relief, faute à sa production confuse et à ses riffs trop souvent linéaires. Néanmoins, le contraste entre son death thrash agressif et ses touches fines lui permet de dégager au final une atmosphère d’une subtilité particulièrement appréciable.
Fabien. 2007-10-22
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