DIMMU BORGIR
IN SORTE DIABOLI (CD)
2007 chez Nuclear Blast


1. The Serpentine Offering 5.09
2. The Chosen Legacy 4.17
3. The Conspiracy Unfolds 5.24
4. The Sacrilegious Scorn 3.58
5. The Fallen Arises 2.59
6. The Sinister Awakening 5.09
7. The Fundamental Alienation 5.17
8. The Invaluable Darkness 4.44
9. The Foreshadowing Furnace 5.49

Bonustrack (Limited European Release)
10. the Ancestral Fever 5.51

Bonustrack (Limited USA Release)
10. The Heretic Hammer 4.44

Bonustrack (Limited Japanese Release)
10. Black Metal (Venom Cover) 3.22

DVD

1. The Serpentine Offering (Video-Clip) 4.42
2. Making of (Studio Report) 17.25
3. The Serpentine Offering (Making of) 21.52
4. Photogallery
5. Mediaplayer

Total playing time 42.46


Nagotar : 9/20
Il est tôt pour faire un article sur cet album. Trop tôt, je le sais. Je n'ai écouté l'album que 3 ou 4 fois, mais ça m'a suffit. Autant le dire tout de suite : si ça n'avait pas été Dimmu Borgir, je n'aurais jamais écouté cet album jusqu'à la fin. Une déception.
Je ne suis pas un fan de Dimmu Borgir, juste un amateur qui reconnaitra volontiers le talent du groupe. J'avais bien accroché à la première version de Stormblast, à Spiritual Black Dimension, et aussi à Death Cult Armaggedon, et il ne me restait plus qu'à écouter Puritanical Euphoric Misanthropia pour pouvoir faire cet article en toute légitimité, mais voilà, j'ai été tellement déçu que je ne peux pas me retenir...
Peut-être que j'en attendais trop du groupe ? Ce doit être ça, car, en fin de compte, l'album, d'un point de vue objectif, n'est pas si mal que ça. Mais personnellement, je ne reconnais plus Dimmu Borgir, je ne reconnais pas le Black Metal Symphonique qu'il avait l'habitude de servir.
Mis à part The Serpentine Offering, qui doit être le meilleur titre (ce qui expliquerait que ce soit l'extrait mis à disposition, ainsi que la première piste de la tracklist...), je n'ai accroché à aucune chanson. Tout tourne autour des guitares, des gros riffs metal et de la batterie. Excepté la voix si spéciale de Shagrath, on ne reconnait rien : les claviers, si chers à mes yeux (et mes oreilles) sont trop effacés, et la plupart du temps complètement absents ! Du Black Metal Symphonique sans claviers ? Peut-être, mais pas sur cet album en tout cas. Dimmu Borgir sombre dans les influences Metal diverses, exactement comme a pu le faire Cradle Of Filth sur son dernier opus. Et je pèse mes mots.
Le retrait des claviers est le principal reproche que je ferai. Etant claviériste, je suis très sensible à cet instrument et lorsqu'un groupe sait l'utiliser, en général, j'aime bien. Là, les rares bons passages sont ceux où les claviers se font entendre, le reste est complètement vide de mélodie, de symphonie, de profondeur. Ca devient du metal presque banal, à la limite du désagréable pour l'amateur de sincérité, d'authenticité et de profondeur musicale ; c'est à des milliers de kilomètres de la pureté et de la majestuosité du Black Metal Symphonique par excellence, comme Dimmu a pu le faire dans le temps.
Autre chose qui a fait polémique et le fera encore : le chant de Vortex. Les passages où le bassiste s'exprimait étaient jadis majestueux, uniques, et apportaient une dimension considérable aux compositions. Ces passages ont été comme bâclés sur ISD. Dimmu Borgir, les (très) rares fois où Vortex chante, tombe dans la mélodie facile et prévisible, la niaiserie grotesque, la routine peu inspirée, bref plus rien à voir avec ces passages, véritables marques de fabrique du groupe, qui nous ont transportés si loin...

Heureusement, et malgré la comparaison, je vous rassure, du point de vue qualitatif, cet album est supérieur au dernier Cradle Of Filth. Il y a de bons passages, tout n'est pas strictement à jeter, loin de là. Ma déception réside surtout dans le fait que les claviers soient éloignés et ne mènent plus les compos, comme c'était le cas sur Enthrone Of Darkness Triumphant par exemple. Ils n'ont plus, quand ils sont présents, qu'un rôle d'accompagnement, ils sont là "pour faire beau". Et heureusement d'ailleurs, car sans clavier, ça fait pas beau. Je suis déçu aussi parce que je m'attendais à trouver dans cet album un gros coup de coeur, et mettre au moins 18 / 20, mais là je ne peux mettre plus de 9 / 20. En regrettant la prégnance des guitares et de leurs gros riffs dans les compos, et presque l'absence d'ambiances, de symphonie et de rêverie du fait du retrait des claviers.

2007-05-02