DIMMU BORGIR
STORMBLåST (CD)
1996 chez Cacophonous Records


1. Alt Lys Er Svunnet Hen
2. Broderskapets Ring
3. Når Sjelen Hentes Til Helvete
4. Sorgens Kammer
5. Da Den Kristne Satte Livet Til
6. Stormblåst
7. Antikrist
8. Dødsferd
9. Vinder Fra En Ensom Grav
10. Gud's Fortapelse - Åpenbaring Av Dommedag


Nattskog
« Stormblast », ou, le dernier album avant la décadence commerciale du groupe. Eh oui, à cette époque (1996), Dimmu Borgir joue encore du Black Sympho digne de ce nom, personnel et raffiné. Pour ceux qui sont arrivés avec « Puritanical Euphoric Misanthropia » ou « Death Cult Armageddon », à cette époque, Dimmu Borgir ce n’était pas six clowns en cuir qui posent sur des fonds en images de synthèse pour des gros sous que leur refilent leur label chéri tant qu’ils font ce qu’il leur dit. Non à l’époque, Dimmu c’était une musique jamais entendue qui mêlait claviers doux et épiques à un Black calme mais sombre. Une musique sobre en conséquence, mais pleine de sentiments et d’une beauté de paysage norvégien.

Epique, voilà ce qui caractérise le plus l’album selon moi. Tous les morceaux ressemblent à des histoires chevaleresques et la violence n’est pas présente comme par la suite… ici tout est raffiné, même les passages rapides qui sont toujours par dessus des beaux riffs ou des claviers atmosphériques planants.
Le quatrième morceau, « Sorgens Kammer », unanimement salué par les critiques amateurs est tout simplement magnifique, entièrement au piano, il a de quoi retourner toute personne au tempérament un peu nostalgique.
Dans certains morceaux nous avons même droit à de la flûte ou d’autres passages au piano excellemment exécutés par Stian Aarstad qui s’occupe habituellement des claviers.
La sonorité a pas mal évolué depuis « For All Tid », et les compos en bénéficient énormément ! C’est sans doute ce souci de production qui a fait que « Stormblast » dépasse bien son grand frère de 1994… même si ici la production n’est pas idéale, loin s’en faut (ils sont produits par Cacophonous ne l’oublions pas… un label qui payait en disques !!)

Pour conclure cette petite chronique, je me permettrai un rapprochement entre « Stormblast » et le fameux « In the Nightside Eclipse » d’Emperor : ce sont deux chef d’œuvres qui ont en commun de ne pas bénéficier d’une production à la hauteur de la beauté des morceaux dont ils sont faits. Les deux albums ont aussi fait des vagues énormes dans le paysage black norvégien de l’époque, et les deux albums sont maintenant réédités avec une légère amélioration dans le son. Mais pour les nostalgiques comme moi de l’époque où Dimmu Borgir n’était pas une machine à sous, le mastering original restera le meilleur, plus authentique, plus sincère !
Un album indispensable ! Certains y trouveront leur chef d’œuvre…

2005-06-18