tonio : 17/20 | TONIO
Aaaaaahhh... Le voila enfin le sixième album du foetus mourrant ! Pour les fans de brutal death, ou de deathcore, comme vous voulez, on s'en tape de l'étiquette, DYING FETUS est un groupe qui n'a jamais pondu un album minable. Méfiance, nous ne sommes pas à l'abrit d'un accident de parcours... Alors qu'en est t'il de ce nouvel album ? Le réponse est toute bête, c'est du DYING FETUS, tout simplement !
Pas de surprises donc, ni d'innovations. En quatre années d'absence, John Gallagher ne c'est pas adouci et mène son groupe avec la même hargne qu'au début. Je ne m'étendrai pas sur les changements de musiciens qui sont courants au sein de la formation, Gallagher ayant toujours été de toute façon le principal compositeur. Dans ce style musical extrême surchargé de formations plus ou moins interessantes, pas évident de se forger une identité et un style reconnaissable. Incontestablement, DYING FETUS possède quant à lui sa patte, une façon de mélanger brutalité animale et technique foudroyante, le tout avec un feeling irresistible dans les riffs. Si SUFFOCATION coplulait dans la joie avec NAPALM DEATH, sans capote s'il vous plaît, ca donnerait naissance à un rejeton de cet accabi. Bien sur, les détracteurs du style auront une fois encore l'occasion de se plaindre de l'immobilisme du groupe qui se contente de reproduire ce qu'il sait faire de mieux. Et aloooors ! Les CANNIBAL CORPSE nous sortent bien de bons albums depuis bientôt 20 ans, non ? Quand une recette est bonne, c'est pas forcement la peine de la changer, que ceux qui n'aiment pas le menu aillent voir ailleurs si c'est meilleurs, na !
Côté production, aucun reproches à formuler, les grattes sont tranchantes et très propres, la batterie assommante, bref, le son est magnifiquement compact.
Pour les malheureux qui ne conaissent pas le groupe, les compos sont toutes partagées entre bast fulgurants (mais jamais bordeliques) et parties lourdes écrasantes qui rappellent facilement SUFFOCATION, le tout ponctué de solos supersoniques la plupart du temps assez courts. DYING FETUS est vraiment le genre de groupe que j'apprécie, car disposant d'un énorme bagage technique mais n'en faisant pas étalage à chaque seconde. Son potentiel n'en est que d'avantage mis en valeur. Gallagher mélange avec une facilité assez déconcertante parties extremement complexes et riffs bien gras directement dédiés aux mosh-parts et terriblement éfficaces. Cette combinaison a pour effet de rendre l'album accrocheur d'un bout à l'autre. Vous me direz que ce n'est pas nouveau, bien d'autres groupes le font, mais quand c'est réalisé avec autant de conviction et d'inspiration, le résultat est ébourifant !
War At Attrition, sans atteindre la perfection de Destroy The Opposition (2000), se révèle au final plus intense que leur précedente réalisation, Stop At Nothing (2003), et ne peut pas décevoir les fans du groupe. Après un Slaughter & Apparatus de ABORTED que j'ai jugé un poil décevant, voici une sortie qui me fait bien plaisir ! 2007-03-26
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