BLOODBATH (SWE)
RESURRECTION THROUGH CARNAGE (CD)
2002 chez Century Media


1. Ways to the Grave
2. So You Die
3. Mass Strangulation
4. Death Delirium
5. Buried by the Dead
6. The Soulcollector
7. Bathe in Blood
8. Trail of Insects
9. Like Fire
10. Cry My Name


cunteater : 16/20
Quand 4 sommités de la scène Death Suédoise se concertent, animés des plus bas instincts de nécrophiles en manque de chair morte, tous 4 nostalgiques de la scène Death des débuts 90, cela donne BLOODBATH.
Réunissant Mike Akerfeldt (OPETH) au chant, Anders « Blackheim » Nyström (KATATONIA, DIABOLICAL MASQUERADE) guitares, Jonas Renske (KATATONIA) basse et Dan Swanö (EDGE OF SANITY, entre autres…) à la batterie, ce side-project est un vibrant hommage, voire un malsain et glorieux tribute à des groupes comme CARNAGE, DISMEMBER, ENTOMBED (1ère époque) GRAVE, AUTOPSY et consorts…
Alors que AUTOPSY a splitté, ENTOMBED a retourné sa veste et changé de cap, alors que GRAVE rame difficilement et tente de retrouver sa gloire d’antan, et seul DISMEMBER reste vaillant et fidèle au True Death Metal, BLOODBATH – simple projet parallèle rappelons-le – ressuscite les morts et redonne vie à ces rythmiques graveleuses, qui firent la popularité et la spécificité de la scène Suédoise, à ces vocaux d’outre-tombe, à ces riffs zombifiés, au pilonnage incessant d’une batterie épileptique.
Tout est là pour rappeler cette ère glorieuse, du logo en passant par la pochette, à l’artwork bien morbide, jusqu’aux paroles délicieusement glauques, aux descriptions très frappantes, très imagées sur les aspects les plus indécents de la mort.
Resurrection Through Carnage” enfonce le clou un peu plus dans vos chairs putréfiées, tant la violence dégagée est malsaine, obscène et putride. Sentiment renforcé par les vocaux sépulcraux de Mike Akerfeldt qui mène outrageusement cette messe morbide, associés aux riffs vicieux de ses compères qui vous perforeront le crâne.
Des titres comme « So you die » « Mass strangulation » « The soulcollector » « Bathe in blood » ou bien « Like fire » pour ne citer que les meilleurs, respirent la mort, la déliquescence de chair en état de décomposition, à l’instar des films de Lucio Fulci, visqueux et effrayants.
BLOODBATH n’apporte rien de neuf au style, mais lui rend ses lettres de noblesse, avec conviction, passion et intégrité. Dix ans après la naissance du style, le Death Metal renaît de ses cendres, une résurrection par le carnage… Ultime !!

2006-07-06