BLOODBATH (SWE)
NIGHTMARES MADE FLESH (CD)
2004 chez Century Media


1. Cancer Of The Soul
2. Brave New Hell
3. Soul Evisceration
4. Outnumbering The Day
5. Feeding The Undead
6. Eaten
7. Bastard Son Of God
8. Year Of The Cadaver Race
9. The Ascension
10. Draped In Disease
11. Stillborn Saviour
12. Blood Vortex


Fabien : 15/20
Après la sortie de Resurrection Through Carnage, le métalleux se demandait si Bloodbath allait continuer, ou bien s’il s’agissait juste d’un projet parallèle, monté par des musiciens accomplis, ayant juste envie de jouer du death old school le temps d’un album. Deux ans plus tard, rassuré, il constate que la bande est fort heureusement de retour pour lui marteler de nouveau ses tympans, pour son plus grand bonheur.

Bloodbath revient toutefois avec quelques remaniements, puisque Mikael Arkerfeldt, trop occupé avec Opeth, cède la place d’hurleur au célèbre Peter Tägtgren, leader d’Hypocrisy. Le multi instrumentiste Dan Swano décide quant à lui de jouer de la guitare aux côtés d’Anders Nyström, laissant la place vacante derrière les fûts à l’excellent Martin Axenrot de Witchery.

Avec une telle dream team, Nightmares Made Flesh propose un death d’une qualité exemplaire. Bloodbath ne commet toutefois pas l’erreur de refaire un second Resurrection Through Carnage, mais déboule avec un son plus puissant et plus moderne, tout en restant dans un trip death metal indéniable. La puissance apportée par Axenrot est vraiment phénoménale, le tout servi par une production excellente, qui donne notamment toute l’agressivité et la lourdeur demandées par les guitares de Nyström & Swanö. Enfin, les vocaux terrifiants de Tätgtren, particulièrement variés, complètent admirablement le tableau.

Je place toutefois cet album légèrement en dessous de son prédécesseur pour deux raisons : le son plus actuel place certes Bloodbath dans l’ère du temps, mais le rend aussi un peu plus conventionnel ; de plus, les quatre titres composés par Nyström, à l’image de l’excellent Outnumbering The Dead, ont tous ces petits plus (un refrain, un break ou un solo très typé), qui éclairent magnifiquement l’album, mais qui demeurent à mon sens moins présents sur les compositions de ses acolytes.

Nightmare Made Flesh racé et puissant, s’inscrit tout de même parmi les meilleures sorties death metal de cette année 2004, et confirme dès lors tout le bien que l’on pense de Bloodbath. Reste à savoir si le cahier des charges très rempli de chacun de ses membres, permettra à la formation de poursuivre sereinement sa carrière.

Fabien.

2007-03-28