CRADLE OF FILTH
DAMNATION AND A DAY (CD)
2003 chez Sony Music / AbraCadaver


1. A Bruise upon the Silent Moon 2.03
2. The Promise of Fever 5.58
3. Hurt and Virtue 5.23
4. An Enemy Led the Tempest 3.11
5. Damned in Any Language (a Plague on Words) 1.58
6. Better to Reign in Hell 6.11
7. Serpent Tongue 5.10
8. Carrion 4.42
9. The Mordant Liquor of Tears 2.35
10. Present from the Poison-Hearted 6.19
11. Doberman Pharaoh 6.03
12. Babalon A.D. (so Glad for the Madness) 5.39
13. A Scarlet Witch Lit the Season 1.34
14. Mannequin 4.27
15. Thank God for the Suffering 6.13
16. The Smoke of her Burning 5.00
17. End of Daze 1.24

Total playing time 76.53


guitarboss25 : 16/20
Etant à mis chemin entre le black tel qu'on a pu écouter dans Midian ou avant Dusk and Her Embrace et le heavy telle est la direction prise par le groupe depuis Nymphetamine (l'album suivant) Damnation and a Day est à mes yeux l'album le plus particulier de Cradle of Filth. Ce qu'on peut retenir de cet opus, c'est le style fantastique (un peu repris dans Nymphetamine mais en moins flagrant) tel que chaque morceau pourrait être la bande originale de n'importe quel film fantastique qu'on trouve actuellement. L'album a été séparé volontairement en quatre parties par le groupe.
Depuis le départ du guitariste Gian Pyres, Paul Allender est désormais seul à ce poste. Je le considère comme le meilleur guitariste jamais employé par Cradle of Filth. Il l'a très bien prouvé dans ce cd. Entres mélodies envoûtante et enchaînement d'accords à couper le souffle, on ne s'y retrouve plus. Martin Powell fait aussi ses preuves au clavier. C'est ce qui donne l'ambiance fantastique tout au long de l'album. L'arrivée de Dave Pybus au poste de bassiste donne aussi un son encore meilleur pour le groupe. Puis Adrian Erlandson, n'en parlons pas. Toujours des rythmes accrocheurs très rapides. Avec tout ça, on retrouve Dani filth avec une voix plus puissante que jamais et même améliorée puisqu'elle est désormais moins stridente et on peut plus facilement écouter les paroles. Avec un groupe tel, on ne peut faire autre q'un excellent album.
Dans la première partie "Fantasia Down", on retrouve comme le groupe a toujours su faire, une entrée en force. On commence par une intro (comme à chaque début de partie) avec des sons qui doivent probablement venir d'un orchestre. Puis l'album démarre à partir de The Promise of Fever, une des meilleures chansons de l'album. Puis on se laisse bercer par les mélodies de guitare dans Hurt and Virtue. Cette première partie lance l'album avec des excellents titres. Dès le début on se retrouve à fond dans la musique.
Ensuite s'enchaîne la seconde partie : Paradise Lost. L'intro, Damned In Any Language, est pour moi la meilleur. Elle enchaîne ensuite très bien le morceau très accrocheur Better to Reign in Hell. Cette partie poursuit très bien la première, sans qu'il y ait de véritable bombe, elle passe plutôt bien.
Maintenant nous arrivons à la troisième parties : Sewer Side Up. L'intro est carrément de la musique classique! Bien heureusement elle ne dure pas trop longtemps et enchaîne parfaitement Presents From the Poison-hearted. C'est une chanson qui dure plus de 6 minutes et l’on n’a aucun moyen de s'ennuyer pendant la moindre seconde. Dans cette partie, on trouve entre autre babylon AD. Je ne me rappelle plus si c'est un single mais le clip est un peu connu.
Enfin la quatrième et dernière partie qui est incontestablement la meilleure. Dès le départ, juste après l'intro, le morceau mythique Mannequin. Ensuite Thank God For the Suffering (remercier dieu pour la souffrance) qui est très bien dans l'ambiance du titre révélateur. Puis le plus beau est dans The Smoke of Her Burning. Le morceau lui même est pas mal mais le meilleur reste la fin. La clôture de l'album est tout simplement parfaite. Après la fin de ce morceau, il y a End.of Daze, une outro qui reprend le thème de l'intro du début du cd.
Damnation and a Day est un excellent album (comme la quasi totalité de ceux de cradle) mais on peut tout de même regretter l'absence de nuance gothique comme il y avait avant et de l'approche carrément heavy qui arrive juste après dans Nymphetamine. Ce n'est qu'un album de transition.

2006-06-12