cacaman : 10/20 | La popularité de Therion augmente de façon fulgurante depuis 1996 et la sortie de "Theli", et ce, malgré une tendance à pondre des mélodies d'une candeur énervante au plus haut point, alourdies par des répétitions malvenues. Sur "Theli", ces écueils étaient plutôt discrets, et l'on retenait majoritairement les réussites musicales évidentes de l'album.
Par contre pour Vovin, c'est une autre histoire... Mes lointaines écoutes passées m'en avaient laissé un meilleur souvenir, mais le constat est sans appel : remplissage de bout en bout. Vous allez me dire que, quand même, j'exagère, certains titres sont bons.
Pour nuancer mon propos, je dirais que jusqu'à The Wild Hunt (incluse), ça reste agréable à l'écoute, et c'est le principal. Mais cette petite demi-heure (29'34" pour être exact) aurait pu tenir en 15 minutes tellement les répétitions foisonnent. Sur un morceau comme Wine Of Aluqah, ce n'est pas gênant et ce titre demeure à mon avis le point d'orgue de l'album. A l'opposé, Birth Of Venus Illegitima, sympa la première minute, devient franchement gonflant à force d'égréner les couplets par packs de douze et les refrains par packs de six. Il en va de même pour le morceau d'ouverture et Clavicula Nox, qui frappe... par sa torpeur.
A partir de Eye Of Shiva, c'est une longue descente vers un sommeil profond. Riffs bateaux, mélodies téléphonées, oh-oh-oh ah-ah-ah en pagaille, dites, on en remet une couche? Vous avez mal retenu le refrain? Qu'à cela ne tienne, le revoilà! Rideau.
Ce qui aurait pu être un bon mini-LP est devenu un manifeste de remplissage. Vovin ou comment pondre un album entier avec un minimum d'idées. 2007-02-08
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