JUDAS PRIEST
SCREAMING FOR VENGEANCE (CD)
1982 chez Epic Records / Columbia Records / CBS Records


Re-issue in 2001 by Columbia

1. The Hellion
2. Electric Eye
3. Riding on the Wind
4. Bloodstone
5. (Take These) Chains
6. Pain and Pleasure
7. Screaming for Vengeance
8. You've Got Another Thing Comin'
9. Fever
10. Devil's Child

Bonustracks (Re-Issue 2001):
11. Prisoner of Your Eyes
12. Devil's Child (Live)


Darklau : 17/20
1982, année bénie pour le heavy metal qui a vu sortir des forges infernales "The Number Of The Beast" d'Iron Maiden, "Restless And Wild" d'Accept, "The Eagle Has Landed" de Saxon, "Blackout" de Scorpions et... "Screaming for Vengeance". Autant d'albums de légende qui ont marqué leur époque et les esprits à tel point qu'il font partie intégrante de l'histoire du rock.

L'attaque de "Hellion / Electric Eye", le premier morceau de choix de ce disque, est surprenante et illustre parfaitement ce qui se faisait de mieux au tout début des années 80 en matière de lourdeur et de vitesse. La paire Downing/Tipton nous balance un riff à décoller le papier des murs et la voix très métallique de Robert Halford vient assaisonner le tout d'une touche acide tout à fait bien sentie.

Que dire du brûlot "Riding On The Wind", pièce magistrale rapide et bien rythmée où Halford nous sort un de ces meilleur tour de chant. Fantastique !

La tension retombe un peu avec "Bloodstone" qui fait figure de break avec son tempo moyen mais non dénué de puissance. "Chains" prends le relais avec son refrain plus abordable et très mélodique, prouvant que le Priest peut jouer facilement sur différentes gammes. Ce qui est aussi parfaitement illustré dans le titre suivant, "Pain And Pleasure", joué de façon tout aussi impeccable et dont le style s'apparente plus au hard-rock qu'au heavy metal.

Vient le tsunami de "Screaming for Vengeance", et là rien ne semble pouvoir rivaliser avec Judas Priest en matière de précipitation orageuse métallique. En résumé : complètement dévastateur !

Avec "You've Got Another Thing Comin'", nos oreilles reconnaissent d'emblée l'un des riffs qui a fait la légende du Priest. Nous sommes bien en présence d'un classique indétrônable souvent joué en concert pour le plus grand bonheur des fans.

Ensuite, "Fever" nous entraine dans une atmosphère à la fois lourde et envoûtante. Le duel de guitares au coeur du morceau y est magique. L'album se termine sur une nouvelle touche de hard-rock sulfureux avec "Devil's Child", débouchant sur un solo court mais cataclysmique.

Quand le silence revient, on garde pourtant un goût étrange d'inachèvement. Peut-être à cause de sa courte durée, l'album laisse une impression de "pas assez" qui nous pousse à reprendre la lecture du CD. Mais n'est-ce pas justement cela qui caractérise un chef-d'oeuvre ?

2008-02-26