BEERGRINDER : 15/20 | Episode IV : Une carrière bien lancée.
En 1978, la carrière des anglais est désormais sur une autoroute grâce au deal contracté chez Sony, et faisant suite au très réussi Sin After Sin sortie l’année précédente, voici ce Stained Class et sa pochette bien violente pour l’époque.
Les Binks reprend le poste de batteur laissé vacant par Simon Philips et s’ajoute au quatuor infernal : Tipton / Downing / Halford / Hill. Judas Priest connaît maintenant parfaitement la recette pour pondre une percutante galette de Heavy Metal.
Percutant est d’ailleurs un bon qualificatif pour Exciter le premier titre, cinq minutes d’un Heavy endiablé démarrant sur un solo de batterie du meilleur effet. Force est de constater que Rob Halford a encore travaillé ses cordes vocales et il atteint, notamment à la fin du titre, des fréquences jamais atteintes pour un chanteur de Heavy Metal.
Comme sur tous les Judas, on trouve évidemment ici quelques hits repris par le groupe sur scène et gravés à tout jamais dans le crâne de toute une génération de metalleux (et même plusieurs) : Better by You, Better than Me, son début Rock’n’Roll et son refrain ce qu’il y a de plus accrocheur (Nos british auront d’ailleurs quelques problèmes à cause de ce morceau au début des années 90 suite à une histoire « abracadabrantesque » de messages subliminaux qui auraient soit-disant causé le suicide d’un jeune américain.), Stained Class, intemporel titre que le Metal God jouera régulièrement live 25 ans plus tard avec son groupe, Halford, sans oublier le trépidant morceau d’ouverture Exciter.
Et que dire de la superbe balade Beyond the realms of death ? Metallica a The Unforgiven, Iron Maiden a Children of the damned, Cannibal Corpse a Necrop......non pardon je m’égare. Bref Rob Halford considère lui même que c’est un peu leur « Stairway to heaven à eux ». Sur ce magnifique titre de plus de 7 minutes Judas Priest montre toutes les facettes de sa musique, et ses mélodies, ses rythmiques appuyées et l’émotion dégagée surpassent le déjà superbe Victim of changes (Sad Wings of Destiny).
Par contre certains morceaux diminuent l’impact de ce Stained Class. Non qu’ils soient mauvais mais ça sent un peu la composition bouche-trou et des chansons comme Invader ou White heat, red hot semblent avoir été intégré ici simplement afin que le disque ai une durée convenable.
Cependant Judas Priest tient ici son statut de tête de proue du Heavy Metal britannique avec panache et ce Stained Class est suffisamment différent de Sin After Sin pour s’y intéresser. Alors avis aux plus jeunes d’entre vous : délaissez un moment Stratovarius et Primal Fear, penchez vous plutôt sur les origines : Judas Priest avec entre autres Stained Class.
To be continued...
BG 2008-03-25
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