BURZUM
HVIS LYSET TAR OSS (CD)
1994 chez Misanthropy Records / Cymophane Productions


1. Det Som En Gang Var
2. Hvis Lyset Tar Oss
3. Inn I Slottet Fra Droemmen
4. Tomhet ("Emptiness" - Instr.)


nocturno69
"Hvis Lyset Tar Oss" ? Eh bien, c'est d'après moi l'aboutissement du génie de Vikernes.

Ceci est ma prenière chronique et j'ai choisi cet album qui m'a déchiré les entrailles. Etant un amateur de Burzum, je connais tous ces albums majeurs, tous géniaux par leur noirceur, leur brutalité et leurs vocaux dont seul Vikernes peut nous gratifier (sauf Filosofem, l'exception...), mais dans "Hvis Lyset Tar Oss" il y a la spirale de malheur, et c'est ça qui provoque cette émotion.

Développons... Tout d'abord, "Det Som En Gang Var", avec cette intro guitare/synthé à couper le souffle, puis fin du synthé et l'ambiance guerrière est installée avec une batterie rappelant un tambour de guerre. Puis elle adopte un rythme moins guerrier et l'atmosphère magique commence avec le retour du synthé. Les quelques hurlements de Varg nous transperce ntau mileu de l'océan de spiritualité. Ce premier morceau nous arrache les tripes pour bien démarrer. Ces première huit minutes sont à frémir.

Deuxièmement, un superbe "Hvis Lyset Tar Oss", titre éponyme. Plus guerrier, plus agressif, plus rapide, qui nous arrache un peu de la dimension ou nous avait emmener "Det Som En Gang Var", mais toujours aussi bon, faisant plus penser au bon black des fôrets des précedents albums. Le synthé est mineur ici, mais ce morceau est vraiment très réussi, encore avec une atmosphère très réussie, qui, je le répète, joue surtout d'une ambiance guerrière.

Ensuite, passons au magique "Inn I Slottet Fra Droemmen". C'est un morceau très spécial qui se divise en deux parties. Nous assistons d'abord à une premère partie très guerrière avec un riff sec et agressif, une batterie rapide et un synthé mis de côté. Bref, une bonne ambiance comme précédemment. Nous sommes partis. Quand survient la deuxième vague, le morceau se ralentit au profit d'une ambiance où le synthé reprend ses droits (c'est comme un prélude à "Tomhet"). Magnifique morceau scindé en deux parties autant différentes que complémentaires.

Et enfin "Tomhet". C'est là le coup final, le vague qui vous emporte définitivement avec vous. Une musique uniquement jouée au synthé, tout simplement cosmique. Et c'est là qu'on se rend compte qu'on ne reviendra pas indemne de cette écoute, bien qu'on se pose la question dès la première piste. Je ne m'étalerais pas sur "Tomhet" tant les mots sont petits comparés à la spiritualité qui accompagne ce morceau. Je vous encourage à l'écouter, tout simplement.

En résumé, cet album est le culte de Count Grishnack, basé sur une autre dimension que les précédents. Soyez prêts à écouter un chef-d'oeuvre musical à faire frissoner. Vikernes est un génie et cet album en est définitivement la preuve. A travers ce black si spécifique, on effectue un voyage au coeur d'un monde absolument grandiose, un monde qui transcende tout ce que vous avez pu connaître. Le monde de Varg Vikernes.

2007-03-20