kumelia : 13/20 | A la sortie de Be My Drug, les grecs d'Inactive Messiah n'étaient que très peu connus dans notre doux pays, leur premier opus étant tout simplement passé inaperçu en France. Une signature chez Holy Records ainsi qu'un petit coup de pouce de Chris Antoniou (Septic Flesh, Chaostar) plus tard, voici nos chers petits Inactive prêts à revoir leurs intentions à plus grande échelle en espérant percer en dehors de leurs frontières.
C'est parti. L'artwork vous dit quelque chose? C'est normal, Seth s'est également chargé des pochettes de Paradise Lost, Vader ou encore Soilwork.
Allez, revenons à la musique. Inactive Messiah évolue dans un death black typiquement grec, avec de grandes orchestrations à la Chaostar. C'est ainsi que déboule "Sing", morceau assez entraînant révélant le gros travail de Chris Antoniou, de l'Orchestre Symphonique de Slovaquie et du grand choeur d'Athènes. "All Your Dreams" annonce par une intro inquiétante un morceau toujours aussi rythmé, aux vocaux sombres. Une lueur d'espoir vient se laisser submerger lors des apparitions des orchestrations, aérant par l'occasion ce titre. Bon début donc, surtout lorsqu'arrive "Be My Drug"! Ce morceau est pour moi l'une des meilleures réalisations de cet opus! Les arrangements prennent une toute autre dimension, finie la démesure d'un "Pain" ou d'un "Before The End", place à des orchestrations somptueuses dignes des meilleurs péplums! L'apport de Juha-Pekka Leppäluoto de Poisonblack est un vrai plus dans la réussite de cette composition.
Mais la suite de Be My Drug est bien moins grandiose que ce que laisse espérer le début. "Synthetic Snow", "Hear Me Tonight" ou encore "Lord Of Lies" souffrent d'un cruel manque d'inspiration, le tout rendant une fin d'album bâclée. Alors bien sûr, la reprise du tube "Beat It" de Michael Jackson est originale et témoigne d'une volonté de se démarquer en s'appropriant un morceau bien loin de son contexte musical, mais cela ne suffit pas toujours à éviter une légère déception, ou en tout cas un goût amer d'inachevé.
Voilà, c'est ce dont souffre Be My Drug, un début prometteur, mais une fin d'album bâclée.
Ainsi, Inactive Messiah bénéficie de la patte Antonious, véritable plus-value pour le style, mais ce Be My Drug se révèle quelque peu bancal, par manque d'inspiration sur la deuxième partie de l'album. Bien sûr, ils proposent une musique rythmée et plus ou moins originale, mais l'essai n'est malheureusement pas entièrement concluant.
A voir avec la suite de leur discographie.
13/20 2009-05-03
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