Kivan : 14/20 | Une oreille peu attentive pourrait classer cet album dans la catégorie « death brutal conventionnel », mais en fait, Immolation, à travers cet album explore un nouveau style de compos.
Certes, on est tout de suite frappé par la puissance du son (la production est très bonne), la profondeur du chant overgrave, la lourdeur des riffs, bref tout ce qu’on a l’habitude de trouver sur un album de death brutal qui se respecte, mais en fait, là où se distingue Immolation, c’est tout d’abord au niveau de l’ambiance retranscrite, d’une noirceur et d’une lourdeur sans pareille, mais aussi au niveau de l’agencement de leurs riffs.
En effet, ces derniers semblent se superposer/remplacer dans un total désordre, loin des compos habituelles du death, et pourtant se rejoignent parfaitement pour créer un chaos musical des plus incroyable.
Les guitares n’hésitent également pas à se lancer dans d’impressionnants solos d’une virtuosité sans pareille ou de bon gros passages instrumentaux genre « j’écrase tout sur mon passage ».
Donc un final, cet album d’Immolation est à la fin un album de death destructeur habituel, tel qu’on les aime, brutal à souhait, mais aussi un chef d’œuvre de compositions invraisemblables pour un chaos musical sans pareil. 2004-04-12
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